Journée mondiale de la vue : le LCI et l'Hôpital de district de Deïdo offrent des consultations gratuites à Douala

Les Régions 21 et 22 du Lions Clubs international (LCI) au Cameroun se sont associées à l'Hôpital de district de Deïdo, ce jeudi 8 octobre 2026, pour une campagne gratuite de dépistage et de sensibilisation sous le thème : “Love Your Eyes”.

Le rang était long ce jeudi à l'Hôpital de district de Deïdo, à Douala 1er. Ouverte à 7 heures et prévue jusqu'à 16 heures, la campagne a accueilli jeunes, adultes, personnes âgées et élèves. Chaque patient est enregistré à un point focal, puis dirigé vers un spécialiste. Un diagnostic est posé après la consultation, suivi au besoin d'examens complémentaires, puis d'un suivi à l'hôpital. Plusieurs personnes ont remercié le LCI pour ce geste.

Pour Dr Janice Cornellia Simo, ophtalmologiste et ophtalmopédiatre à l'Hôpital de district de Deïdo, les écrans exposent d'abord à la sécheresse oculaire : « On oublie souvent de cligner les yeux. » L'effet à long terme de la lumière des écrans LED sur la rétine fait encore l'objet d'études.

La chirurgienne des yeux met aussi en garde contre le glaucome, « un tueur silencieux de la vue », souvent dépisté à un stade avancé. Une petite poussée de conjonctivite bactérienne est par ailleurs observée : le lavage des mains s'impose. 

L'ophtalmologiste déconseille les « remèdes de grand-mère », ou encore « des substances qui agressent l'œil », et recommande de consulter un professionnel. Elle déplore enfin la stigmatisation des lunettes, y compris chez des parents qui jugent leur enfant « trop petit » pour en porter.

Le LCI, un engagement de longue date contre la cécité

Présidente de la commission santé oculaire et vue du District 403 B1, Françoise Ngosso rappelle l'origine de cet engagement : le défi lancé aux Lions du monde entier par l'Américaine Helen Keller. Elle cite les campagnes SightFirst, qui ont permis de combattre l'onchocercose, ou cécité des rivières, à Kumba et Tokombéré.

« Aujourd'hui, vous n'avez peut-être pas de problème de vue, mais demain vous en aurez », prévient-elle. Mieux vaut donc ne pas attendre les premiers signes pour pousser la porte d'un ophtalmologue.

À Deïdo, la consigne tenait en une phrase : ne pas attendre que la vue baisse pour s'en soucier. Car, résume Dr Simo, « la vie passe par la vue ». 

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