Fonds routier du Cameroun: les présidents des Conseils régionaux à l'école des procédures à Douala
Réunis dans la capitale économique ce 08 octobre 2026, les présidents des Conseils régionaux et des Conseils exécutifs régionaux suivent un atelier de renforcement des capacités sur les procédures de financement organisé par le Fonds routier pour mieux monter leurs projets d'entretien. Les responsables des ministères ordonnateurs y participent également.
Nicoline Ebune épse Marks Okolobi, chef de la Division du développement régional aux Services du gouverneur du Littoral, y représente le gouverneur, aux côtés du deuxième adjoint préfectoral du Wouri. Au nom du maire de la ville, le deuxième adjoint, Dr Roger Njitchoua, a ouvert les travaux. Pour lui, l'entretien routier est un « épineux problème », et l'accompagnement du Fonds routier est important.
Cet accompagnement découle d'une réforme récente. « Le chef de l'État a réformé le Fonds routier le 10 juillet 2025. Et dans ces réformes, les présidents des Conseils régionaux deviennent désormais des ordonnateurs du Fonds routier », rappelle Aubin Essaïe Moussa, administrateur du Fonds routier. Ils deviennent ainsi maîtres d'ouvrage sur les routes régionales : préparer les projets, solliciter les financements, passer les marchés.
Les montants sont conséquents : 21,16 milliards de FCFA mobilisés entre 2023 et 2026 pour entretenir 2 449,92 kilomètres de route et 236 mètres linéaires d'ouvrages d'art. Mais l'exécution laisse à désirer. « Nous avons constaté beaucoup de manquements dans la gestion de ces ressources, notamment en termes de passation des marchés, en termes d'exécution », reconnaît l'administrateur.
D'où cet atelier, articulé autour de cinq modules : compétences transférées, méthodologie de programmation, transfert des compétences par le MINHDU, passation et exécution des projets, chaîne de paiement des décomptes. Les échanges s'appuient sur le Guide technique à l'usage des intervenants du Fonds routier. Objectif : ramener les rejets de dossiers à leur strict minimum.
« Les tronçons régionaux relient les routes communales aux routes nationales. C'est un maillon important du réseau routier », souligne Aubin Essaïe Moussa. Et la règle est simple : « Plus le maître d'ouvrage mature suffisamment des dossiers, plus il recevra des financements. ».
Reste aux régions à prouver qu'elles savent transformer l'essai : désormais, la route passe d'abord par un dossier bien ficelé.






