Froid et climatisation : l’association camerounaise des professionnels décroche la couronne au Rwanda

Distinguée par l'Union des associations africaines de la réfrigération et de la climatisation, l'Association des professionnels du froid et de la climatisation du Cameroun a reçu le prix de la Meilleure Association de l'année 2026. Son secrétaire général, Alain Tchoua Ndjeudji, a été accueilli mercredi 04 novembre 2026 à l'aéroport international de Douala.

Il est 11h lorsque l'avion se pose à Douala. Les médias attendent Alain Tchoua Ndjeudji, de retour du Rwanda avec son trophée. L'accueil est chaleureux. « Merci déjà aux médias d'être venus », lâche-t-il.

Le Cameroun a été élu meilleur d'Afrique pour 2026 par l'Union des associations africaines acteurs de la réfrigération et de la climatisation, dont il occupe le poste de secrétaire général adjoint depuis 2024, élu en Tunisie. Mais le dirigeant tempère la fête. Il évoque satisfaction et fierté, ainsi qu'un devoir « non encore accompli ». « La tâche est encore immense », prévient-il, car la chaîne du froid n'est pas encore opérationnelle dans le pays, alors que l'association veut placer le froid au cœur de l'économie africaine et camerounaise.

Le jury s'est appuyé sur quatre critères. Le premier est le nombre d'activités menées dans le pays, dont plusieurs actions de renforcement de capacités des acteurs de la production de froid. Le second tient à la proximité avec le gouvernement, avec lequel l'association dit travailler « en étroite collaboration ».

Alain Tchoua Ndjeudji remercie ainsi le ministre de l'Environnement, qui a fourni des équipements, et l'Université de Douala, associée à la révision des programmes académiques. Ce travail a permis au Cameroun de disposer, pour la première fois, d'une licence en génie frigorifique et thermique. Il cite aussi les ministères des Enseignements secondaires, de l'Agriculture, de la Santé, des Transports et de la Défense, ce dernier ayant pris part pour la première fois à la Journée africaine du froid.

L'autre pilier est celui des solutions endogènes et de la politique d'import-substitution, une vision que l'association porte désormais à l'échelle africaine. L'idée : ne plus regarder d'abord chez les autres, mais agir chez soi. Pour lui, il s'agit moins d'adopter que d'adapter.

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