Drame familial à Yaoundé : le gouvernement exprime sa vive indignation

Un drame familial d’une extrême gravité a endeuillé la capitale camerounaise. Trois enfants ont été tués par leur propre mère avant que celle-ci ne mette fin à ses jours. Face à cette tragédie, le gouvernement, par la voix de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, condamne fermement ces actes et appelle à une responsabilité collective.

L’émotion est vive à Yaoundé après la découverte, le 16 février dernier, des corps sans vie de trois enfants au quartier Nkolbisson. Selon les premiers éléments rapportés, les victimes auraient été tuées par leur propre génitrice, qui s’est ensuite suicidée, plongeant la communauté dans la stupeur et l’incompréhension.

Développement

Ce drame, qualifié d’atrocité par les autorités, relance le débat sur la protection de l’enfance, la santé mentale et l’encadrement social des familles en situation de détresse. Les circonstances exactes de ce triple infanticide suivi d’un suicide font l’objet d’investigations, tandis que l’opinion publique exprime son indignation face à un acte qui heurte profondément les consciences.

Face à cette tragédie, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a réagi à travers un communiqué officiel rendu public, exprimant la position du gouvernement.

Encadré – Communiqué du MINPROFF

Dans son communiqué, la ministre dit être « profondément choquée et indignée par ces actes ignobles qui portent gravement atteinte au droit fondamental à la vie, en particulier celle des enfants ».

La membre du gouvernement adresse « ses condoléances les plus attristées à la famille durement éprouvée » et assure de la compassion et du soutien des pouvoirs publics en ces moments de douleur intense.

Marie-Thérèse Abena Ondoa appelle par ailleurs à une mobilisation collective : « Le gouvernement en appelle à la responsabilité de tous – familles, communautés, leaders sociaux et institutions – afin qu’aucun enfant ne soit plus jamais victime d’infanticide », souligne le communiqué, insistant sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, d’écoute et d’accompagnement des familles vulnérables.

Ce drame met en lumière les défis liés à la santé mentale, à la pression socio-économique et à l’isolement social, particulièrement chez certaines mères en situation de détresse. Les spécialistes rappellent l’importance de détecter précocement les signaux de fragilité psychologique et de renforcer les dispositifs d’assistance sociale et psychologique.

Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille réaffirme ainsi son engagement à œuvrer pour la protection des droits de l’enfant et la prévention des violences intrafamiliales.

Au-delà de l’émotion suscitée, ce drame interpelle la société camerounaise sur l’urgence de préserver la vie des plus vulnérables et de bâtir un environnement protecteur où chaque enfant peut grandir à l’abri de la violence.

 

Écrit par : André Étoundi TSALA

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