Incendie de Metafrique Steel à Douala : le Synajic met en garde contre les procès médiatiques
Dans son communiqué n°0023, le Syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun s'alarme de publications jugées « à charge » visant l’usine métallurgique, cinq jours après le drame.
Le texte porte la signature d'Alex Koko À Dang, président national du Synajic. Daté du 07 novembre 2026 à Douala, il déplore la « résurgence » d'enquêtes hâtives sur certaines plateformes de la presse cybernétique. Elles font suite au sinistre survenu le lundi 02 novembre 2026 à l'usine Metafrique Steel, dans la Zone Industrielle de Bassa.
Le syndicat déplore des spéculations qui visent à « jeter à la vindicte populaire » des investisseurs et des hommes d'affaires. Selon lui, la structure juridique, l'actionnariat et les responsabilités légales de Metafrique Steel S.A. sont connus des autorités judiciaires, fiscales et administratives.
Le Synajic affirme que l'entreprise exerce en toute légalité, avec des numéros d'immatriculation au registre du commerce et auprès de l'administration fiscale. Ces informations seraient « librement vérifiables ».
Le syndicat appelle à éviter l'amalgame, les attaques ad hominem et les réquisitoires prématurés. Ils risquent, selon lui, de « fragiliser les investissements générateurs d'emplois ». Il rappelle que les enquêtes officielles doivent établir les causes techniques de l'incident. Pour lui, le drame ne doit pas devenir « un prétexte pour régler des comptes ».
Le Synajic invite journalistes, web-éditeurs et acteurs des réseaux sociaux à vérifier les faits à la source, à croiser les informations administratives et à traiter l'information avec humanité. « La liberté de la presse n'est pas la liberté de détruire. Elle est la liberté d'éclairer », écrit-il. Le syndicat réitère ses condoléances aux familles des victimes.






