Mérite : Théophile Mountang, promoteur de l'Imefac, primé par la Convention panafricaine des médias

L’expert attitré du rail à la tête de l'Institut de formation aux métiers ferroviaires d'Afrique centrale (Imefac) a reçu ce mercredi 21 octobre 2026 un prix d'excellence africaine, dans le cadre des African Press Awards 2025-2026 de la Convention panafricaine des médias (Cpm).

C'est au siège de l'institut, à Douala, que le président en exercice de la Cpm, Gamal Machia, a remis le tableau à Théophile Mountang. La récompense lui est décernée en tant que meilleur promoteur d'institut de formation aux métiers ferroviaires. Très ému, le lauréat en a profité pour revenir sur son parcours. Il a aussi rappelé une date symbolique : « Je peux dire que le 20 octobre, hier, j'ai atteint 50 ans de travaux du chemin de fer. »

Un parcours né dans le chemin de fer

Tout commence à 21 ans. « L'histoire du chemin de fer, c'est quand j'ai 21 ans », raconte-t-il. Et ce depuis l'ex-Regifercam. Au moment de la mise en concession du rail, il doit choisir entre sa carrière et sa famille. « J'ai choisi de partir, de créer », explique-t-il. Il fonde alors la Socarrema avec son épouse en 1999, pour travailler avec le chemin de fer. 

Titulaire d'un diplôme de voies ferrées, M. Mountang demande ensuite que l'entretien des voies s'ajoute aux services de son entreprise. Selon lui, la demande a été acceptée sans attendre. Il collabore depuis avec Camrail, à qui il propose des services variés, entretien de la voie ferrée compris.

Former une main-d'œuvre qualifiée

Pour le promoteur, l'enjeu dépasse sa propre structure. « Mon ambition, c'est vraiment de fournir au Cameroun de la main-d'œuvre qualifiée », affirme-t-il. Il met en avant l'intérêt économique du rail : l'axe routier Douala-Yaoundé est saturé, jour et nuit, par un trafic « énorme », notamment à destination du Tchad et de la République centrafricaine. D'où sa conviction : « Il faut le chemin de fer absolument. »

Aujourd'hui, l'Imefac forme du personnel de base, dont des aides-conducteurs, des chefs de gare et des conducteurs. Camrail, indique-t-il, met parfois à disposition certains de ses agents comme vacataires pour les enseignements techniques. Selon lui, le concessionnaire a aussi tout intérêt à ce que cette formation se fasse localement : « C'est ici qu'on doit former. »

La suite, il la veut plus ambitieuse : faire de l'institut une école supérieure capable de former des ingénieurs africains « Made in Africa », pour le Cameroun, le Gabon et d'autres pays. Mais, précise-t-il, on en est pour l'instant à la formation du personnel qualifié. « Le personnel d'exploitation est complètement vide. Or, le chemin de fer, ça ne s'improvise pas », insiste-t-il.

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