Violences en milieu scolaire : à Douala, le minedub planche sur une stratégie nationale « holistique »
Du 19 au 23 octobre 2026 dans la capitale économique, le ministère camerounais de l'éducation de base travaille, avec l'appui financier de l'Unicef-Cameroun, travaille à consolider le Document de stratégie nationale de lutte contre la violence en milieu scolaire et de formation. Communication, sensibilisation et approche multidimensionnelle sont au cœur des échanges.
« L'enfant se construit à partir du bas âge. » Le message vient d'Evelyne Ayukegba, directrice des sports, de la santé scolaire et des activités post et périscolaires au minedub, et il donne le ton de l'atelier qui rassemble à Douala les acteurs clés de l'éducation autour d'une question : comment bâtir une réponse nationale à la violence à l'école ?
Organisée avec l'appui du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) et le soutien du Partenariat mondial pour l'éducation (GPE), la rencontre vise un cadre stratégique cohérent, inclusif et opérationnel. Il doit renforcer la prévention, le signalement, le référencement et la prise en charge des violences dans les établissements scolaires. Les participants examinent l'état des lieux, partagent études et cas documentés, puis formulent des recommandations pour enrichir le projet de stratégie.
Les axes stratégiques attendus s'articuleront autour de la communication et de la sensibilisation, dans une approche holistique et multidimensionnelle. Le document ambitionne de couvrir tout le parcours éducatif : de la petite enfance à l'enseignement supérieur, en passant par l'éducation de base et les enseignements secondaires.
Ces travaux s'inscrivent dans la continuité des orientations du Conseil de Cabinet du du Premier ministère du 05 mars 2020, présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute et consacré à la violence en milieu scolaire.
Du côté de la société civile, l'attente est forte. « Il est important que l'environnement scolaire soit sûr, protecteur et exempt de toute violence », estime Léon Bertrand Énama. Il pense que les stratégies qui sortiront de ces travaux seront les bienvenues.
Reste désormais à les traduire en actions concrètes, capables de mettre fin aux violences faites aux enfants.






