Douala au Cameroun : le pré-congrès de la Scsst place la sécurité et la santé au travail au service de tous les travailleurs
Du 09 au 12 octobre 2026, la Société camerounaise de sécurité et santé au travail (Scsst) réunit dans la cité capitale économique experts et décideurs pour un pré-congrès consacré à la sécurité et à la santé au travail, avant son 5ème congrès international prévu du 13 au 15 octobre 2026. Au programme : informalité, chiffres alarmants de l'OMS et prévention.
Le 5ème Congrès scientifique international de la société savante sera consacré à la pratique de la sécurité et santé au travail (SST) en contexte de faibles ressources.
Dans son discours de bienvenue, le président exécutif de la Scsst, Dr Joseph Silvère Kaptué, a rappelé que l'informalité dicte sa loi. Son message : faire de la SST un levier de dignité pour tous les travailleurs, sans exclusive.
Pour le Dr Kaptué, président exécutif de la Scsst, ces quatre jours ont une utilité précise. « Le pré-congrès permet de comprendre et mettre en pratique les thématiques du congrès », explique-t-il. Citant l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il rappelle que trois millions de travailleurs perdent la vie chaque année à cause de leur activité. Environ 395 millions sont victimes d'accidents du travail, et certains en gardent des infirmités qui les empêchent d'exercer un autre emploi. Selon lui, plus de 90 % de ces cas se trouvent dans les pays du Sud, dont le Cameroun fait partie.
Les travaux scientifiques s'articuleront autour de dix sous-thèmes. Le Dr Kaptué souligne que la SST associe d'abord l'employeur et les travailleurs au sein de l'entreprise. Vient ensuite l'État, régulateur, à travers les inspections du travail. Le ministre camerounais du travail et de la sécurité sociale, Grégoire Owona, présidera lui-même la cérémonie d'ouverture du congrès, le mardi 13 octobre 2026. Il sera entouré de partenaires institutionnels : la Cnps, l'OIT et l'Interafricain de prévention des risques professionnels, qui regroupe les organismes de SST de la région francophone.
Des décideurs politiques et administratifs sont attendus, ainsi que des participants venus d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale, d'Europe et d'Amérique. Pour les organisateurs, l'enjeu dépasse la prévention : il s'agit de faire de la SST « un outil de productivité et de valorisation sociale ».






