3e édition des universités de la presse, journalisme et paix, l'alliance nouvelle pour la préservation de la cohésion sociale

Dans la continuité de la Célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, " Les Universités de la Presse" se sont tenu ce Mardi 5 Mai 2026, au siège de l'UNESCO sis à dragages à Yaoundé sous le thème "les médias à l'épreuve de la paix".

Organisé en partenariat avec l'agence onusienne et le SPIC syndicat des professionnels de l'information et la communication, il était question d'entretenir les acteurs du secteur à devenir les artisans de la paix. Vue le contexte actuel marqué par la recrudescence des cas de violence dans le pays, la responsabilité des journalistes reste au cœur du débat.  

Dans un contexte marqué par des crises sociopolitiques (notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest), Le paysage médiatique au Cameroun, bien que l'un des plus foisonnants d'Afrique subsaharienne avec des centaines de titres de presse, radios et télévisions, fait face à des défis structurels profonds.

On peut citer entre autres la pression politique qui peut parfois limiter la capacité à traiter les conflits de manière totalement indépendante ; Les détentions arbitraires et  agression par ci, la hausse de l'autocensure et des suspensions de médias par là sans oublier La montée en puissance des plateformes numériques et lanceurs d'alerte, très souvent vecteur de la désinformation, Le  recul persistant du pays  dans les classements mondiaux, occupant la 133ème place sur 180 dans le rapport 2026 de Reporters sans frontières; il est indéniable que les médias camerounais traverse des heures sombres. . 

Fort de ce constat les médias sont appelés à jouer un rôle pivot dans la promotion de la paix, agissant à la fois comme régulateurs de l'opinion publique et comme facilitateurs de dialogue. En mettant l'emphase sur le "Journalisme de Paix", il est question de traiter les conflits en privilégiant la résolution non-violente et en explorant les causes profondes des tensions, dans le respect de l'éthique et la préservation de la cohésion sociale. 

Par cet initiative L'UNESCO entend accompagner toutes les initiatives qui permettent à la corporation des professionnels de la presse, aux institutions et à la population tout entière de comprendre l'importance d'une presse libre et plurielle pour parvenir à bâtir un avenir en paix. En faisant de la liberté de la presse un atout essentiel pour parvenir aux objectifs de développement mais aussi à la sécurité et aux droits humains. Pour Serge BANYIMBE Chef service communication et informations par intérim au bureau régional de l'UNESCO.

"Aujourd'hui, nous sommes là avec des acteurs, C'est l'occasion pour nous de rappeler en quoi est-ce que la mutualisation des efforts des professionnels de la presse peut être utile. Pour l'année 2026, le prix Guillermo Cano de la liberté de la presse a été attribué à un syndicat des journalistes soudanais qui a réussi à continuer à travailler dans les conditions difficiles que tout le monde le connaît. Et à montrer quelle est l'importance de la presse et quelle est l'importance d'une information fiable, quelles que soient les conditions. Et cela interpelle donc les syndicalistes et tous les professionnels des médias qui sont rassemblés pour cette édition de l'Université de la presse sur la nécessité de trouver le moyen, de rester fort, efficace et crédible dans le contexte qui est celui que nous vivons pour parvenir à être des acteurs incontestables de la paix". 

Meublé par des discours et échanges diverses, plusieurs axes d'intervention étaient au menu de ce séminaire de formation. On peut citer entre autres le journalisme face à la dictature ; le journaliste camerounais face aux crises socio politique ; le journalisme citoyens pour une société plus juste ; et une leçon inaugurale présentée par le Dr Yves MBENDE universitaire, qui rappelait le rôle des architectes de l'information pour la préservation de la cohésion sociale :  _les faits sont sacrés et devaient être présentés tels quels.

Maintenant, il faut différencier les faits et les opinions. Il faudrait donc que le journaliste devienne un vecteur de la paix, un architecte de la paix parce que l'instrument que vous avez, le micro, la plume que vous avez, ce que vous dites influence énormément et peut soit mettre le feu aux poudres ou alors conscientiser les citoyens. Et donc, le rôle des journalistes en tant qu'architecte de la paix doit être rehaussé et apprécié à juste mesure. Les journalistes doivent arrêter d'être des ambulances qui viennent ramasser des accidentés sur la route, mais devenir des architectes qui construisent ces routes-là à travers un discours de paix. _

Réunissant une cinquantaine de participants ainsi que le président de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun (CSTC) les échanges ont permis de passer au crible la réalité des hommes et femmes des médias et plusieurs recommandations ont été formulées pour s'inscrire dans une dynamique participative de construction sociale. Comme préalable pour une information de qualité Les professionnels et autres acteurs (lanceurs d'alerte, influenceurs...) doivent être formé à la vérification des données avant leur diffusion. Le fact-checking est crucial pour les journalistes afin de garantir la crédibilité des médias, lutter contre la désinformation (fake news), les depfakes et assure la rigueur de l'information parce que l'information est un bien commun.

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3e édition des universités de la presse, journalisme et paix, l'alliance nouvelle pour la préservation de la cohésion sociale
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