Cameroun : à Douala, l’Asfembe referme ses « vacances utiles » sur un appel à la mobilisation des femmes
Au quartier PK 9, l’Association des femmes du bloc E et environs (Asfembe) — maison sociale de la veuve, de l’orphelin, de la fille et de la jeune fille-mère basée à Sobikago I, dans l’arrondissement de Douala 3ème— a clôturé ce samedi son programme de vacances utiles par une remise d’attestations et de kits scolaires aux enfants formés aux petits métiers. Une cérémonie parrainée par le 3ème adjoint au maire de Douala 3, Rostand Tokap Wanang, venu pour la première fois à la rencontre de ce quartier populaire.
Pendant deux mois, des enfants issus de familles précaires, orphelins ou vulnérables ont suivi une formation aux petits métiers, sanctionnée par des attestations de fin de parcours. Au-delà du geste technique, les encadreurs ont aussi appris aux enfants à s’exprimer en public, une compétence que l’association juge essentielle pour leur future autonomie.
Le parrain de la cérémonie a salué l’initiative de l’association. « Je dis félicitations à la fondatrice et son équipe pour tout ce qu’elle entreprend pour ces enfants. C’est pour les enfants que nous sommes là. Aux enfants, qu’ils aillent à l’école réussir », a-t-il déclaré, avant de promettre un accompagnement renforcé : « Je vous garantis que l’année prochaine, on fera beaucoup mieux. Et les cinq premiers qu’on aura de la jeunesse d’Asfembe auront un cadeau particulier. On aidera leurs parents à payer la scolarité. Donc faites un effort. » Il a annoncé revenir à l’occasion de l’arbre de Noël de l’association, en décembre 2026.
Madeleine Mefa : de la solidarité entre veuves à l’insertion des enfants vulnérables
Fondatrice de l’Asfembe, Madeleine Mefa retrace la genèse d’un engagement né de l’entraide. « Je suis arrivé dans ce quartier en 2008. Et en 2011, suite au décès du mari d’une maman, on a pensé qu’on pouvait se mettre ensemble en association pour nous soutenir lors des situations difficiles. Au fil des ans, on a senti qu’il y avait un problème de misère qui sévit dans le quartier. » De ce constat est née une structure tournée vers les veuves, les orphelins et les enfants défavorisés. La fondatrice a aussi salué la présence du 3ème adjoint au maire, une première visite d’une autorité municipale pour l’association.
Madeleine Mefa en a profité pour interpeller les femmes, appelées à soutenir cette œuvre « pour que plus d’enfants parviennent à trouver le chemin de l’école pour un souci de cahiers, de chaussures ou de vêtements ». La cérémonie s’est achevée par la remise des kits scolaires aux enfants.






