Cameroun : la Cpm distingue Aubert André Tchikantio pour son rôle dans l'inclusion financière
Le président de la Convention panafricaine des médias, Gamal Machia, vient de remettre le Prix d'excellence africaine de la bonne gouvernance entrepreneuriale à Aubert André Tchikantio, administrateur directeur général de la Financière générale d'épargne et de crédit (Figec S.A.), établissement de microfinance de deuxième catégorie basé à Douala. La distinction salue son parcours et son apport à l'inclusion financière au Cameroun et en zone Cemac.
La cérémonie s'est déroulée dans le cabinet de l'administrateur directeur général, au sein de l'immeuble abritant la direction générale de la Figec, au quartier Bonamoussadi, dans l'arrondissement de Douala 5ème. Aubert André Tchikantio a reçu le prix en présence de ses proches collaborateurs, au sein d'une institution dotée d'un conseil d'administration de 11 membres et détenue à 100 % par des actionnaires camerounais, au nombre de 22.
Face à l'assistance, le récipiendaire a tenu à partager la distinction avec son équipe. « Je n'ai pas mérité ce prix seul, c'est parce que j'ai eu des collaborateurs comme vous que j'ai pu atteindre des objectifs sur certains domaines », a-t-il déclaré, dédiant également le prix au conseil d'administration qui l'a porté à la tête de l'institution depuis 2011, après un premier passage comme directeur général adjoint entamé en 2010.
Au-delà de la reconnaissance symbolique, la cérémonie a été l'occasion de faire un point sur l'activité de l'établissement. Richard Tchinda Ndé, chef du département des engagements, a présenté des résultats à mi-parcours, qu'il a préféré mettre en avant plutôt que les performances passées, évoquant un contexte de dynamisme pour l'institution.
« Actuellement, je crois que nous nous situons autour de 8 milliards de FCFA de mobilisation de ressources à mi-parcours aujourd'hui, et en termes de placement, l'encours moyen se situe autour de 5 milliards », a-t-il indiqué. Il a précisé que les ambitions pour la fin de l'année visent 15 milliards de FCFA de ressources mobilisées et un placement en crédits compris entre 7 et 8 milliards de FCFA.
La presse panafricaine évoque un modèle de microfinance
Gamal Machia, président de la Convention panafricaine des médias, organisation à l'origine du prix, a justifié la distinction par une investigation menée en amont auprès d'entreprises financées par l'établissement. Il a évoqué une structure présente dans plusieurs pays et comptant parmi des centaines d'organisations similaires actives sur le continent.
« Quand vous êtes à l'international, parmi les 153 dans 27 pays, et que nous savions qu'il pourrait y avoir des milliers de microfinances, pourquoi Figec, pourquoi son ADG ? Ça dit qu'il y a du bon, il y a du meilleur », a-t-il affirmé, avant de souhaiter une poursuite de l'accompagnement apporté aux populations bénéficiaires.
Une reconnaissance qui interroge sur le secteur
Au-delà du cas individuel, cette distinction relance le débat sur la place des établissements de microfinance dans le financement de l'économie camerounaise, notamment en zone rurale et péri-urbaine. Gamal Machia a d'ailleurs tenu à élargir le propos à l'ensemble du secteur, rappelant que plusieurs structures similaires « font des choses merveilleuses », selon les mots mêmes de l'administrateur directeur général primé.
Reste à savoir si les objectifs annoncés pour la fin d'année — 15 milliards de FCFA de ressources mobilisées et jusqu'à 8 milliards de FCFA de crédits octroyés — seront atteints, dans un secteur où la mobilisation de l'épargne et l'accès au crédit demeurent des enjeux structurants pour l'économie nationale.






