Cameroun : à Douala, le Parlement Populaire Panafricaniste tient sa première session

Banda Kani, président national du Nouveau Mouvement Populaire (NMP), a présidé ce samedi à Bonamouti-Akwa, dans l’arrondissement de Douala 1er, la toute première session du Parlement Populaire Panafricaniste (P³). Un rendez-vous marqué par un appel appuyé à l’engagement de la jeunesse camerounaise et africaine.

Lancé pour accompagner les échéances municipales et législatives à venir, le Parlement Populaire Panafricaniste se veut la base à partir de laquelle s’opère l’approfondissement de la dynamique panafricaniste au Cameroun. Un mécanisme stratégique et tactique destiné à outiller les militants du NMP face aux enjeux du pays et du continent.

Devant l’assistance réunie à l'École primaire Émilie Saker de Bonamouti-Akwa, Banda Kani a tenu à recadrer le rapport du mouvement à la jeunesse. Il a rappelé que le NMP ne s’inscrit pas dans une logique d’agitation autour du thème de la jeunesse, contrairement à d’autres forces politiques. Pour lui, les jeunes se reconnaissent naturellement dans ce qui porte leurs aspirations, et le panafricanisme en est aujourd’hui l’expression.

Il a établi un parallèle avec les figures historiques de la lutte pour l’indépendance camerounaise, rappelant que des dirigeants comme Um Nyobè ou Moumié, qui a pris la tête de l’UPC à 25 ans, étaient eux-mêmes très jeunes lorsqu’ils ont porté le combat national. Pour Banda Kani, la jeunesse ne se mesure pas à l’âge, mais à un état d’esprit tourné vers les enjeux du continent et de la patrie.

Une identité forgée loin de la propagande

Le président du NMP a également insisté sur le positionnement du mouvement, qu’il dit étranger à toute logique de recrutement massif ou de prosélytisme. Il a affirmé que le NMP a bâti, en quinze ans, une identité politique reconnue au-delà des frontières camerounaises, à travers des combats panafricanistes et des actions ayant, selon lui, pesé sur des dynamiques continentales et mondiales.

Banda Kani a clos son intervention en saluant la présence des militants aux avant-postes des transformations qu’il dit porter pour le Cameroun et pour l’Afrique, tout en réaffirmant son engagement politique de longue date en faveur de la démocratisation du pays.

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