Douala au Cameroun : un pasteur affirme avoir été victime de 19 ans de persécutions
L’Apôtre Guy Bertrand Temba, à la tête de la chaîne “Seven Days Action Espoir TV”, a organisé une conférence de presse ce samedi au quartier Akwa, arrondissement de Douala 1er, pour exposer ce qu’il présente comme près de deux décennies de persécutions, de litiges immobiliers et de blocages professionnels. Il y formule de graves accusations contre plusieurs personnes aux journalistes.
Devant un parterre de journalistes conviés pour l’occasion, l’homme d’Église a ouvert son propos en remerciant la presse, qu’il considère comme le relais indispensable de son message. Il affirme avoir été « persécuté » pendant dix-neuf années, une situation qu’il rattache à des origines familiales Bamiléké et à ce qu’il présente comme une hostilité systémique à son encontre.
Selon lui, plusieurs personnes qui auraient bénéficié de ses services ou de la location de ses locaux ne se seraient jamais acquittées de leurs dettes, pour un montant cumulé qu’il évalue à près de 100 milliards de francs CFA. L’architecte évoque en particulier un différend locatif vieux de deux ans, qui l’aurait empêché d’accéder à son propre local professionnel, ainsi que des locataires exerçant la profession d’avocat, qu’il accuse de blocage délibéré.
L’Apôtre Temba a présenté sa situation comme un « parcours » voulu par Dieu, destiné selon ses termes à le préparer à une mission de défense des personnes qui s’estiment lésées dans leurs droits, notamment en matière foncière. Il a cité l’exemple de terrains vendus à plusieurs acquéreurs simultanément comme illustration des injustices qu’il entend combattre.
Des accusations et des « sentences » annoncées
Le pasteur a présenté à la presse plusieurs dossiers qu’il dit avoir traités selon un processus qui lui serait propre : l’examen d’un cas, suivi de l’annonce d’une « sentence » à exécuter sous un délai de sept jours par les personnes visées. Des photographies de plusieurs individus ont été projetées durant la conférence de presse, accompagnées de qualificatifs et de montants financiers présentés comme des dommages à régler.
Ces accusations, de nature spirituelle et financière, n’ont été étayées par aucun document ou preuve matérielle communiqué aux journalistes présents. Les personnes désignées n’ont pas été en mesure de répondre à ces allégations dans le cadre de cet événement, organisé à l’initiative du seul Apôtre Guy Temba.
Une communication assumée comme mission spirituelle
Tout au long de son intervention, l’homme d’Église a inscrit sa démarche dans un registre religieux, se présentant comme un intermédiaire entre les plaignants et une justice qu’il qualifie de « céleste ». Il affirme agir non en son nom propre, mais au nom d’une autorité supérieure, comparant son rôle à celui de figures bibliques.
Le président-fondateur de l’ONG Impact a par ailleurs évoqué des désagréments personnels qu’il attribue directement à ces persécutions, notamment une restriction d’aération dans son domicile qu’il relie à des pratiques occultes prêtées à ses détracteurs.
Il est important de le souligner, Haurizon News rapporte la tenue de cet événement et les propos qui y ont été tenus, sans se prononcer sur le bien-fondé des accusations formulées, faute d’éléments de preuve vérifiables et en l’absence de réaction des personnes citées. Aussi, sans preuves matérielles présentées.






