À Douala, l’Acceape plaide pour un consommateur mieux informé et mieux protégé

C’est dans la salle de conférence de la Délégation régionale du Littoral de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (Capef) du Cameroun au quartier Bonanjo, que l’Association camerounaise des consommateurs d’Énergie, de l’eau, autres consommations diverses et protection de l’environnement (Acceape) a tenu, jeudi 28 mai 2026, une cérémonie de présentation de son programme de collaboration continue avec les producteurs de biens et services. 

L’objectif de l’événement était clair : mieux armer le consommateur face aux arnaques, aux produits contrefaits et à la méconnaissance de ses droits. Qui est consommateur ? Tout le monde, ou presque C’est Georges Éyidi, coordinateur Littoral et Ouest de l’Acceape, qui a donné le ton. Dans son intervention, il a tenu à poser les bases conceptuelles : le consommateur, dans l’approche consumériste, ne se résume pas à l’acheteur d’un bien. C’est un tout. Tout individu qui accède à un produit ou à un service entre dans cette catégorie — et à ce titre, il dispose de droits garantis par la loi.

M. Éyidi a notamment rappelé l’existence de la Loi-cadre N°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur au Cameroun, un texte encore trop peu connu du grand public. Parmi les dispositions phares évoquées : la possibilité pour tout consommateur de se rétracter après un achat et d’exiger réparation auprès d’un vendeur ou d’un prestataire de services. Une information qui a visiblement surpris plus d’un participant dans la salle.

L’Acceape, qui travaille en partenariat avec la Capef, entend aussi jouer un rôle d’écoute active : l’association de défense des droits des consommateurs veut entendre le son de cloche des consommateurs eux-mêmes, afin de mieux orienter ses actions de plaidoyer. Elle appelle par ailleurs les entreprises à partager leurs démarches RSE tout au long de l’année, et non uniquement lors d’événements ponctuels.

L’État en ordre de marche

La cérémonie a également vu défiler plusieurs représentants de l’administration publique. Côté ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (minpmeesa), l’accent a été mis sur la promotion de la qualité, des normes et la valorisation du Made in Cameroon, avec l’idée que les consommateurs doivent pouvoir accéder aux produits locaux à des prix compétitifs. Ceci selon Théojule Teke Dim, adjoint d’administration en service au Bureau de l’économie sociale à la Délégation départementale du minpmeesa-Wouri.

La représentante du délégué régional du ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (minepded), Madeleine Christelle Ayissi, elle, a rappelé que protéger le consommateur, c’est aussi protéger son cadre de vie : la nature et l’environnement font partie intégrante de l’équation consumériste. 

Les représentants de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic) et de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) ont également pris la parole, élargissant le débat aux enjeux du numérique et des télécommunications dans la relation entre consommateurs et prestataires.

Soutenue par le cabinet Habitech Solutions & Services et l’association Les Repas Du Cœur, cette journée s’est voulue inclusive et ouverte à tous — particuliers comme professionnels. Elle s’est clôturée sur des résolutions et un cocktail, avec l’ambition affichée de faire de la protection du consommateur une cause partagée, pas seulement un slogan.

Gallery Photo

À  Douala, l’Acceape plaide pour un consommateur mieux informé et mieux protégé
À  Douala, l’Acceape plaide pour un consommateur mieux informé et mieux protégé
Suivez nous