Musoso Mwá Mawása : le Canton Bell célèbre ses jumelles dans la ferveur et la fierté

Ce dimanche 24 mai 2026, le Stade Soppo Priso, arrondissement de Douala 1er au Cameroun, a vibré au rythme d’une célébration culturelle hors du commun. La Chefferie supérieure du Canton Bell organisait le Musoso Mwá Mawása, la fête des jumelles Ekedi et Engome Douala Manga Bell, filles du couple royal Njo-Njo. Un rendez-vous de tradition, d’unité et de brassage, rehaussé par la présence de personnalités de premier plan.

Dès 09 heures du matin, malgré la pluie, les fils, filles et amis du Canton Njo-Njo ont répondu présent en masse au Stade Soppo Priso. L’objectif était clair : faire de cette célébration des jumelles Ekedi et Engome un moment inoubliable, ancré dans les valeurs identitaires du peuple Sawa. Car au-delà de la fête, le Musoso Mwá Mawása porte une ambition profonde — celle de mettre en lumière la richesse des coutumes ancestrales, l’élégance des Mawassa, et de transmettre aux générations futures un héritage culturel vivant et assumé. Une communion autour d’un même socle : la fierté d’appartenir au Canton Bell.

L’événement a bénéficié d’une présence remarquable de figures publiques. Samuel Éto’o, le gouverneur de la région du Littoral et plusieurs hommes politiques figuraient parmi les invités de marque venus témoigner leur attachement à cette tradition. Une caution symbolique forte, qui dit quelque chose de la place que ce type de célébration occupe désormais dans le paysage culturel camerounais.

Brassage, générosité et solidarité des chefferies

L’un des moments les plus saisissants de la journée fut sans doute la convergence des chefs traditionnels venus de tout le pays — et même au-delà. Une bonne dizaine de chefs venus de l’Ouest, du Centre et du Gabon ont fait le déplacement pour accompagner leur homologue du Canton Bell, Son Altesse Royale Sa Majesté Jean-Yves Éboumbou Douala Manga Bell, et son épouse la Reine Clarisse Douala Bell. C’est Sa Majesté Guy Tsala Ndzomo, chef supérieur des Éton et président de l’Association camerounaise des chefs traditionnels, qui conduisait cette délégation. Une image forte, celle de l’Afrique des chefferies unie autour du berceau de deux enfants royaux.

Le brassage culturel a également été salué par Jules François Famawa, homme d’affaires qui a offert une SUV urbaine à la Reine du Canton Bell en guise de cadeau. Originaire de l’Ouest-Cameroun, il n’a pas manqué de souligner les résonances profondes entre les traditions Sawa et Bamiléké autour de la célébration des naissances gémellaires. « En tant que Bantou, la célébration des jumelles dans une chefferie chez les Sawa est presque similaire à ce que nous pratiquons chez les Bamiléké, jusqu’à même la remise des cadeaux », a-t-il déclaré. Avant de se réjouir de voir les quatre grandes aires culturelles du Cameroun représentées en ce même lieu, le même jour.

Une fête, oui — mais aussi un rituel au sens noble du terme : celui d’un peuple qui choisit de se retrouver, de se reconnaître et de transmettre.

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