Afrique centrale : le Groupe AFD a mobilisé 662,5 millions d’euros de nouveaux financements en 2025
Face à la presse nationale et sous-régionale ce vendredi 26 juin dans la salle de spectacle de l’Institut français du Cameroun, antenne de Douala, le Groupe AFD (Agence française de développement) a dressé le bilan de son engagement 2025 en Afrique centrale. AFD, Proparco et Expertise France ont mobilisé 662,5 millions d’euros de nouveaux financements, portant le portefeuille régional à plus de 3,2 milliards d’euros, avec 180 projets en cours de mise en œuvre au 31 décembre 2025.
Dans un contexte marqué par des besoins croissants en infrastructures, le Groupe AFD a mobilisé l’action conjointe de ses trois entités – AFD, Proparco et Expertise France – via des prêts, des subventions, des garanties et une assistance technique. « L’AFD en Afrique centrale couvre l’ensemble des pays de la Cemac, plus la République démocratique du Congo et Sao Tomé. Et tout ça, le groupe, ça représente un engagement global de 3,2 milliards d’euros, c’est-à-dire plus de 2000 milliards de francs CFA de projets engagés », précise François Jacquier-Pelissier, directeur régional Afrique centrale de l’AFD. Selon le communiqué rendu public, 662,5 millions d’euros de nouveaux financements ont été engagés sur la seule année 2025, avec 180 projets en cours de mise en œuvre au 31 décembre.
Au Cameroun, le projet PLIDY, financé sous forme de prêt, doit contribuer à réduire la vulnérabilité aux inondations des villes de Yaoundé et Douala. La région bénéficie également du projet de drainage des eaux pluviales à Douala-Brazzaville (phase 2) et d’un projet similaire à Pointe-Noire. « L’activité de l’AFD au Cameroun, c’est à peu près 100 milliards de francs CFA par an, sur les cinq dernières années. C’est à peu près 50 projets dans tous les secteurs, avec un focus sur les infrastructures et la création d’emplois », déclare Virginie Dago, directrice Cameroun de l’AFD. Elle cite notamment la voirie de Maroua, achevée en 2025, et le démarrage du programme “Yaoundé Cœur de Ville”, qui prévoit la construction de deux gares routières et le réaménagement de deux ronds-points.
Proparco : 246 millions d’euros pour les banques et les infrastructures régionales
Proparco a procédé en 2025 à une origination de 246 millions d’euros de nouveaux projets en Afrique centrale, ciblant les institutions financières ainsi que les infrastructures de transport et de télécommunications, et a soutenu le programme de modernisation du Transgabonais. « L’objectif de Proparco dans son intervention est de renforcer l’écosystème financier, puisque la première réponse à l’accès au financement doit être locale », explique Mehdi Tanani, le directeur régional Afrique centrale de Proparco.
La filiale a accordé des lignes de crédit senior à Proalu (23 millions d’euros) et à Rawbank (43 millions d’euros), ainsi que des garanties de Trade Finance à Ecobank Tchad (10 millions d’euros) et Coris Bank Tchad (7 millions d’euros). Le responsable évoque aussi un prêt senior au Groupe Prometal, en cofinancement avec la Société Générale, AfriLand et la BGFIBank Cameroun, pour valoriser des matières premières locales comme l’aluminium produit par Alucam.
Centrafrique, agriculture et résilience climatique : les autres chantiers 2025
En Centrafrique, l’ouverture en 2025 d’un bureau d’Expertise France à Bangui traduit une volonté d’ancrage opérationnel renforcé. Dans le secteur agricole, les projets SeptentrionEst et SECAL renforcent la résilience des territoires ruraux camerounais et la sécurité alimentaire. Le Groupe poursuit une action soutenue dans l’éducation, la santé, la gouvernance et la résilience climatique.
Un ancrage régional appelé à se poursuivre
Ces investissements reflètent l’action conjointe de l’AFD, de Proparco et d’Expertise France aux côtés des États, des collectivités territoriales et des acteurs du secteur privé en Afrique centrale. Avec un encours de 1,8 milliard d’euros encore à décaisser, l’enjeu pour le Groupe ne sera plus seulement d’engager, mais de transformer ces promesses financières en routes, gares et emplois tangibles pour les populations de la sous-région.






