Douala au Cameroun : l’association Les Repas du Cœur lance un programme pour ancrer le changement dans les territoires

C’est au jardin public du pont Bonabassem, à Douala, que tout a commencé. Ce Jeudi 26 février 2026, sous le haut parrainage institutionnel de la Commission nationale Unesco du Cameroun et en partenariat avec la mairie de la ville de Douala, l’association Les Repas du Cœur a officiellement lancé son Programme jeunesse et engagement pour le développement durable de nos sociétés basé sur le capital humain jeune et femme.

L’événement marquait la première édition d’une célébration du Mois de la Jeunesse pensée non pas dans un amphithéâtre climatisé, mais en plein air, au cœur d’un espace public que la ville offre à ses habitants. C’est Christine Ateba Eyara née Molle Nelle, conseiller technique n°1 à la mairie de la ville de Douala en charge des questions urbaines et sociales, et représentante du maire, qui a procédé au lancement officiel. Selon la tête pensante du projet, la jeunesse se définit par le rêve, pas par l’âge.

Georges Éyidi, par ailleurs promoteur de Les Repas du Cœur, a été clair sur ce que recouvre le mot « jeunesse » dans cette démarche. « Jeunes ici, ce n’est pas lié à l’âge, mais c’est plutôt lié au rêve que chacun nourrit pour un lendemain meilleur », dit-il. Une définition qui élargit le champ et bouscule les cases habituelles. Le programme ambitionne de recenser, valoriser et amplifier toutes les initiatives portées par des femmes et des jeunes — au sens large — dont la visée est d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations. Des actions souvent invisibles, rarement capitalisées.

Les Repas du Cœur existe depuis 2020. L’association, active plus de 300 jours par an selon son fondateur, multiplie les dispositifs : Le Grand Partage, Les Matins Bonheurs, les repas à 100 FCFA… Autant d’entrées différentes vers la même conviction — qu’en se mettant ensemble, les problèmes, même les plus fondamentaux comme celui de manger, trouvent une réponse.

Bonabassem comme territoire, comme méthode

Le choix du site n’était pas anodin. En s’installant au jardin public du pont Bonabassem, l’association posait un acte symbolique autant que méthodologique. « On est à Bonabassem aujourd’hui, et on va le considérer comme un territoire », explique Georges Éyidi. L’idée : mesurer si les actions menées dans un quartier sont réellement ressenties par ceux qui y vivent. « Si on voit qu’il y a 1000 actions qui ont été menées, mais qu’en termes de rendu, on n’a pas eu 10%, on comprend qu’il faut avoir une autre approche », poursuit-il.

Cette approche de territoire, c’est le cœur du nouveau programme. Il ne s’agit plus seulement d’agir, mais de vérifier que l’action atterrit. Que celui qui cure les caniveaux chaque matin, ou qui sensibilise au civisme sans caméra ni subvention, soit reconnu, soutenu, et que son geste produise un effet durable sur son environnement immédiat. « Le lancement aujourd’hui, c’est pour dire que dès aujourd’hui, on va aller chercher chaque élément d’impact », conclut M. Éyidi.

Une ambition de proximité, portée depuis les rives d’un jardin public trop longtemps délaissé, et qui entend bien rayonner bien au-delà.​​​​​​​​​​​​​​​​

À l’issue de la cérémonie, Christine Ateba Eyara née Molle Nelle, représentante du maire de la ville de Douala, a parcouru les stands d’exposition aux côtés des invités et du promoteur de l’initiative, Georges Éyidi. Un geste qui disait déjà quelque chose sur la philosophie du programme : descendre du podium pour regarder ce qui se fait, vraiment.

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