Doad Surjeet Singh, DG d’ACERO METAL, sacré Meilleur Manager 2025 par le RJPEC
Dans son complexe sidérurgique de la Zone industrielle de Douala-Bonabéri, ACERO METAL Cameroun a accueilli mercredi 03 juin 2026 la remise d’une distinction nationale qui consacre à la fois un homme et une ambition industrielle : faire de l’acier camerounais un levier de souveraineté économique et d’intégration africaine.
C’est au cœur de la rive ouest du fleuve Wouri, dans le périmètre industriel de Douala, que le Regroupement des Journalistes Panafricains et Économiques du Cameroun (RJPEC) a choisi d’honorer l’un des acteurs les plus discrets et les plus structurants de l’économie locale. Doad Surjeet Singh, directeur général d’ACERO METAL Cameroun, s’est vu remettre le Prix du Meilleur Manager 2025, lors d’une cérémonie animée par le président du regroupement, Victor Esso Tiki, et sa vice-présidente Sylvie Ebie.
Pour le RJPEC, la distinction décernée à Doad Surjeet Singh ne se résume pas à la performance d’un gestionnaire. Elle salue le pari industriel d’un homme qui a transformé plusieurs hectares de terrain marécageux en un complexe métallurgique moderne, capable d’alimenter une part croissante du marché national en produits sidérurgiques. « Cette distinction vient reconnaître des efforts titanesques d’investissement, de création d’emplois et de contribution à l’industrialisation du Cameroun », a déclaré Victor Esso Tiki lors de la remise du prix. Les chiffres présentés ce jour-là campent l’ampleur du projet : plus de 1 500 emplois générés — environ 700 directs et 800 indirects —, dans une région du Littoral qui parie sur l’industrie pour diversifier son tissu économique.
Substituer les importations, une équation en train de changer
Pendant des décennies, le marché camerounais du fer à béton a été tributaire des livraisons venues d’Europe, d’Asie ou d’Europe de l’Est. L’essor d’ACERO METAL a progressivement redistribué les cartes. L’entreprise s’est imposée comme un acteur de la substitution aux importations, contribuant à réduire la dépendance extérieure du pays pour des matériaux essentiels à la construction et aux infrastructures. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement continental plus large : partout en Afrique, les États cherchent à capter localement la valeur ajoutée que leurs économies ont longtemps cédée à l’extérieur.
Fort de ses acquis sur le marché domestique, ACERO METAL regarde désormais au-delà des frontières nationales. Sa feuille de route pour 2026 prévoit une consolidation dans la sous-région CEMAC, avant une ouverture progressive aux opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Pour y parvenir, la direction mise sur la modernisation des équipements, l’optimisation des coûts, le renforcement logistique et, surtout, l’alignement sur les normes internationales de qualité. « L’arrimage aux standards internationaux constitue aujourd’hui une exigence stratégique et non plus une simple option », indique la direction de l’entreprise, qui voit dans cette démarche la condition sine qua non de la conquête des marchés africains.
Une RSE pensée comme outil de compétitivité
Parmi les critères ayant motivé la distinction, les organisateurs ont également mis en avant la politique de responsabilité sociétale d’ACERO METAL. Gratifications régulières, distinctions internes, soutien à des initiatives communautaires et socioculturelles dans plusieurs localités du pays : autant de leviers qui font de la fidélisation des talents une composante à part entière de la stratégie de l’entreprise.
Dans un continent où la rétention des compétences devient un enjeu critique pour les industries en croissance, cette approche est perçue comme un facteur de stabilité et de compétitivité durable.
Un signal pour tout le secteur
La distinction reçue par Doad Surjeet Singh intervient dans un contexte où le Cameroun, fidèle aux ambitions de sa Vision 2035, cherche à faire émerger des champions industriels capables de soutenir la transformation structurelle de son économie. Pour ACERO METAL, l’enjeu dépasse désormais la production de fer à béton : l’entreprise entend devenir une référence de la métallurgie africaine.
Constitué de patrons de presse et de professionnels des médias issus du Cameroun, de la RDC, de la Côte d’Ivoire, du Congo et de la RCA, le RJPEC est présent dans de grands rendez-vous internationaux — COP, Forum de Crans-Montana, Annual Investment Meeting de Dubaï, Africa CEO Forum. Sa mission : porter une narration économique africaine centrée sur les réussites et les transformations réelles du continent.






