Comité central du RDPC : La non titularisation de Manaouda Malachie
Depuis son accession à la tête du ministère de la santé publique, MANAOUDA MALACHIE fait face à des vents contraires au sein du sérail politique Camerounais. Homme de terrain, fervent défenseur des idéaux du Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais (RDPC), premier membre du gouvernement à appeler à la candidature du chef de l’État son excellence PAUL BIYA pendant que d’autres hésitaient. Il n’a pourtant jamais été titularisé au sein du comité central du parti, une absence qui suscite de nombreuses interrogations.

Originaire du Mayo -Tsanaga, Manaouda Malachie a réussi à réconcilier des franges de la population longtemps en proie à des dissensions internes. Son engagement a été visible lors de la récente messe d’action de grâce organisée dans un lieu marqué par la tragédie, où deux chercheurs avaient été brûlés vifs. Par ce geste symbolique, le ministre a voulu panser les plaies et réaffirmer la cohésion sociale sous l’égide du parti au pouvoir, sans toutefois oublier les campagnes de santé constantes enregistrées ces dernières années.
Cependant, son absence du comité central traduit une mise à l’écart orchestrée par certaines factions politiques qui, par le passé, considéraient le ministère de la santé publique comme leur chasse gardée.
Depuis sa nomination, il est en butte à une opposition larvée, provenant de cercles qui réclament implicitement un retour à l’ancien ordre des choses.
Malgré ces embûches, Manaouda Malachie a réussi un tour de force politique dans le Mayo -Tsanaga. Le représentant du RDPC, qui était souvent en difficulté dans cette région, a enregistré des scores à la stalinienne, signe de l’impact direct du ministre sur le terrain. Ce succès électoral devrait en principe lui valoir une reconnaissance au sein de l’appareil du parti, mais il semble que les forces occultes freinent son ascension.
MANAOUDA MALCHIE continue pourtant d’œuvrer sans relâche pour le RDPC. Son engagement et son dynamisme, alliés à une volonté farouche de moderniser le système de santé camerounais, font de lui une figure incontournable. Sa non titularisation pose donc une véritable question sur les jeux d’intérêts internes au parti et sur la reconnaissance du mérite au sein du RDPC.
ABOUBAKAR MACHIA MOHAMED, HISTORIEN-JOURNALISTE