Camwater : le DG Blaise Moussa dénonce les “brebis galeuses” et annonce des sanctions

Excédé par les plaintes des usagers, le patron de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) affirme que plus de 80 000 kits de branchement sont disponibles et annonce des mesures contre les auteurs de fausses pénuries.

Dr Blaise Moussa. Crédit-photo : @Afrikawa

Le Directeur général de la Camwater, Dr Blaise Moussa, ne cache plus son exaspération face à la persistance des plaintes des usagers concernant le manque de matériel de branchement à l’eau potable. Dans une sortie ferme, il dénonce les manœuvres internes qui nuisent à l’image de l’entreprise publique et promet des mesures disciplinaires sévères.

« J’en ai marre d’entendre dire qu’il manque le matériel de branchement alors que chacun des 12 délégués régionaux en a déchargé des milliers qui ne sont pas transformés en branchements et abonnements effectifs », a déclaré le DG. Selon lui, les entrepôts de la société disposent actuellement de plus de 80 000 kits complets de branchement, bien stockés mais non distribués aux ménages demandeurs. 

Dr Moussa pointe du doigt certaines pratiques frauduleuses au sein du personnel. Il affirme que des agents continuent de tromper les populations en prétextant une pénurie de kits, tout en leur proposant, « sous le manteau », d’en obtenir moyennant des paiements informels. « Ces brebis galeuses mentent impunément aux clients potentiels et cherchent à leur extorquer de l’argent. Nous serons contraints de procéder à des licenciements », prévient le manager.

Cette sortie intervient dans un contexte de vives critiques adressées à Camwater, notamment sur la lenteur des branchements domestiques et le déficit de communication autour de la disponibilité du matériel. En réaffirmant la présence d’un stock conséquent, la direction générale de la Camwater entend redorer son image et restaurer la confiance des usagers. 

Reste à savoir si les mesures annoncées permettront de transformer les promesses en connexions réelles sur le terrain — là où la pénurie d’eau, elle, ne se fait toujours pas sentir qu’à moitié.

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