« La Titulaire s’impose » : derrière la campagne MoMo, une vraie révolution tarifaire
Elle gère, elle protège, elle rassemble. C’est sur cette figure — la femme pilier, celle qu’on appelle familièrement « la titulaire » — que Mobile Money Corporation a choisi de construire sa nouvelle campagne de communication. Mais derrière l’image, c’est une décision bien concrète que MoMo est venu annoncer : la fin des inégalités tarifaires entre ses différents canaux.
Jusqu’ici, un même service pouvait coûter différemment selon qu’on passait par l’application MoMo ou par le code USSD *126#. Une subtilité que beaucoup d’utilisateurs découvraient après coup, souvent à leurs dépens. L’entreprise y met fin d’un trait : une grille unique, applicable automatiquement sur tous les canaux, sans aucune manipulation de la part du client.
Ce que ça change concrètement
Les dépôts, les transferts et les paiements chez les marchands passent à zéro frais — hors taxes pour les transferts. Les retraits, eux, sont désormais facturés à 1% seulement, hors taxes, ce qui représente une baisse de 25% par rapport aux anciens tarifs. Le plafond de transfert est fixé à 1 000 000 FCFA.
Ce qui mérite attention, c’est que cette harmonisation ne cible pas uniquement les urbains connectés. Elle s’adresse à parts égales à l’utilisateur de smartphone et à celui qui compose encore son *126# sur un téléphone d’entrée de gamme. Dans un pays où l’accès au numérique reste très inégal selon les régions, le geste a une portée réelle pour les populations les moins digitalisées.
Cette réforme intervient dans un contexte où le marché camerounais des fintechs se densifie et où les utilisateurs, de plus en plus informés, comparent et arbitrent. En misant sur la transparence tarifaire plutôt que sur les seules performances techniques, MoMo tente de fidéliser une base d’abonnés large, diverse, et pas toujours à l’aise avec la complexité des offres numériques.
La campagne « La Titulaire s’impose » sert ici de liant narratif : elle humanise une décision essentiellement économique et lui donne un visage. Reste à voir si cette promesse de simplicité tiendra dans la durée — et si elle suffira à convaincre ceux qui n’ont pas encore franchi le pas du mobile money.






