Semaine de la presse 2026 : le Synajic organise un séminaire-atelier pour façonner un avenir de paix

Pour marquer la 33ème Journée internationale de la liberté de la presse, le Syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun (Synajic) a tenu samedi 02 mai à Douala un séminaire-atelier centré sur l’éthique et la déontologie professionnelle et la protection de l’image de marque des personnes et entreprises publiques à l’ère du numérique.

La rencontre s’est tenue de 15h à 18h autour du thème central : “Façonner un avenir de paix” La présidente régionale du Synajic, Pélagie Mabamb, a prononcé le mot d’ouverture, avant que la modération ne soit assurée par le président national, Alex Koko. Deux panélistes ont animé les débats : le Dr Jean-Marie Tchatchouang, enseignant au département de communication de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Douala, et le Pr Louison Essomba, maître de conférences en Faculté des sciences juridiques et politiques de la même université.

Le Dr Tchatchouang a ouvert les travaux sur le sous-thème de l’éthique et de la déontologie professionnelle. Il a posé les fondements conceptuels — éthique, déontologie, droit et responsabilité sociale — avant de rappeler les instruments de référence que sont le Code de déontologie et la Charte de Munich. « Le journaliste est tenu de dire la vérité et défendre la liberté de l’information », a-t-il affirmé. Il a par ailleurs précisé que la crédibilité d’une information repose sur sa source, que le droit camerounais protège, sauf révélation devant un juge à huis clos.

Le Pr Essomba a, pour sa part, abordé la protection de l’image de marque des personnes et des entreprises à l’ère du numérique, la présentant comme un levier essentiel pour la préservation de la paix sociale. Le juriste publiciste a estimé que la sensibilisation et l’éducation constituent les principaux outils pour y parvenir. Invité à revenir à la parole, le Dr Tchatchouang a livré le récit de ses propres démêlés judiciaires, qui l’avaient conduit en 2013 à passer deux mois à la Prison centrale de New-Bell.

Il en a tiré une leçon structurelle : l’administration camerounaise — qu’il s’agisse du Conseil national de la communication (Cnc) ou des autorités territoriales — reste fortement impliquée dans l’exercice du journalisme. Des médias fiables et viables, a-t-il conclu, sont indispensables au maintien de l’éthique professionnelle.

Le séminaire s’est clôturé par une session de questions-réponses et une photo de famille. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la presse organisée par le Synajic du 30 avril au 3 mai 2026, qui comprenait également une marche sportive le 30 avril, le défilé du 1ᵉʳ mai devant le gouverneur du Littoral au Boulevard du Ngondo, et une messe d’action de grâce prévue pour le 03 mai à la Cathédrale Saints Pierre et Paul de Bonadibong.

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