Tenue le 06 mars 2026 de la 5ème édition du Forum annuel du réseau des femmes entrepreneures SheTrades Outlook Cameroun

Dans la mouvance de la célébration de la JIF, le réseau des femmes entrepreneures SheTrades Outlook Cameroun mobilisent les amazones du secteur pour des entreprises féminines plus compétitives dans la sous-région. L'assise a eu lieu à l'hôtel des députés de Yaoundé sous la présidence de Irène Solange EHONGO TSANGO, présidente du mouvement.

Dans un contexte où l'inclusion économique constitue un pilier majeur du développement durable, le réseau des femmes entrepreneures en synergie avec le programme SheTrades Outlook Cameroon se positionne comme un acteur de haut plan pour l'autonomisation économique des femmes et le renforcement de la compétitivité sur de leurs produits le marché national et international. Placé sous le thème "femmes entrepreneures SheTrades : ensemble pour des stratégies gagnantes d'exportations de nos produits dans la ZLECAF" il est question de construire un écosystème entrepreneuriale inclusif performant et orienté vers l'exportation pour les femmes. Le réseau des femmes entrepreneures SheTrades Outlook Cameroon c'est près de 500 femmes qui œuvrent dans les secteurs clés tels que l'industrie, le commerce, la formation et le coaching, l'artisanat, l'agroalimentaire, les cosmétiques, l'import- export pour ne citer que ceux-ci. 

Conformément aux prescriptions du chef de l'État, qui a placé ce septennat sous le signe de grandes espérances en faveur des femmes et des jeunes, et au regard des enjeux actuels liés à la participation accrue des femmes à la croissance économique, ce forum, couplé à l'assemblée générale du réseau, constitue un cadre privilégié d'évaluation, de concertation et de projection stratégique.

Cet atelier de réflexion marque une étape importante dans la démarche de structuration et d'internationalisation en faveur d'une économie locale forte et inclusive. Il constitue également une plateforme d'échanges pour le partage d'expériences et de savoir-faire autour de leurs ambitions communes, afin d'explorer les opportunités et les défis liés à la structuration et à la sécurisation de leurs entreprises, ainsi qu'à l'accès au financement.

Le programme de cette journée prévoyait des ateliers de valorisation du savoir-faire, les échanges avec mes partenaires pour un meilleure accès au financement, la sécurisation juridique des activités entrepreneuriales (droits et devoirs des femmes, sécurisation des collaborations, formalisation des relations d’affaires,). Autres sujets à l'ordre du jour les orientations stratégiques, les spécificités de la ZLECAF et le cloud de la journée c'est la tenue de l'assemblée générale. 

Les femmes entrepreneures SheTrades Outlook Cameroon sur la voie de la gouvernance et de l'expansion 

L'année dernière, le réseau a reçu des machines des différents partenaires techniques et financiers. Un coup de main non négligeable car l'ambition de ces amazones de l'entrepreneuriat est de tirer leur épingle dans les possibilités qu’offre la Zone de libre-échange continentale africaine.

"Avec ces machines, nous allons étendre nos activités, augmenter nos productions et essayer vraiment de parfaire nos productions. Et l'année 2026, nous espérons encore avoir plus d'entreprises structurées, parce qu'on a ce problème-là." soutient Solange EHONGO TSANGO présidente du réseau des femmes entrepreneures SheTrades Outlook Cameroon.

En Afrique en général et au Cameroun en particulier, le développement de l’entrepreneuriat féminin est au centre de nombreux débats. Longuement marginalisée, la femme camerounaise tend de nos jours à être de plus en plus prise en considération dans la mise en œuvre des mécanismes de croissance du pays. Selon les données gouvernementales, les femmes sont promotrices de 38% des entreprises au Cameroun, avec une présence marquée dans les très petites entreprises (39%) et une participation moindre dans les grandes entreprises (14%).

Elles occupent 43% des postes de direction, principalement dans les très petites entreprises (44%), contre seulement 18% dans les grandes entreprises. Cependant, en dépit de cette dynamique entrepreneuriale des femmes au Cameroun, celles-ci se heurtent à d’énormes difficultés pour le développement de leurs entreprises. Les principaux obstacles étant l’accès au financement et la structuration de leurs entreprises, selon un différentes études et l'avis des acteurs du secteur. 

Réalisant des activités génératrices de revenus, elle est fréquemment confrontée à un manque de ressources économiques, financières, matérielles et intellectuelles amenuisant sans cesse son épanouissement quotidien. De plus les entreprises tenues par des femmes ne sont pas très bien structurées. A cet effet le réseau envisage étoffer ses rangs de femmes leaders et dynamiques d'outiller les jeunes filles et les femmes, les former, renforcer leurs capacités, et les préparer pour être compétitives à mène de répondre aux exigences et besoin du marché national et international et vulgariser les produits made in Cameroun au-delà des frontières nationales.

Le but recherché ici est de créer un avenir où les femmes et les jeunes filles disposent des outils, de la confiance et des compétences en leadership nécessaires pour réaliser leur plein potentiel, en devenant des contributrices actives dans leurs communautés et en atteignant l’excellence personnelle et professionnelle

Le 5e forum tenue ce vendredi 06 mars 2026 à l'hôtel des députés réunissaient les membres du réseau, et experts, participants techniques pour des échanges enrichissants afin de prendre connaissance avec les nouvelles alternatives d'accès aux financements, le cadre juridique qui régit l'activité entrepreneuriale, la formalisation des relations d'affaires et la sécurisation des collaborations. Pour Solange EHONGO TSANGO présidente du réseau ces discussions sont des sessions indispensables pour un réseau plus fort enraciné sur de bonnes pratiques financières et pour s’allonger aux exigences gouvernementales _"Le but, c'est d'abord d'essayer de faire un bilan, voir ce qui a marché l'année dernière, ce qui n'a pas marché et pourquoi ça n'a pas marché. Et nous avons invité des partenaires financiers car, nous avons besoin d'une bonne éducation financière.

Et puis, voir dans quelle mesure parer à cet épineux problème d'accès au financement, nous avons des produits, des très bons produits, mais nous n'arrivons pas à avoir accès au financement. Et puis, il y'a certaines femmes également qui traînent encore le pas. Nous avons vraiment besoin de voir dans quelle mesure les pouvoirs publics vont nous accompagner. L’année dernière, nous avons eu à faire des séminaires, nous avons reçu l'accompagnement du ministère des petites et moyennes entreprises de l'économie sociale et de l'artisanat mais il y a encore à faire. Nous voulons sortir de l'anonymat, si vous voulez, nous voulons sortir de l'anonymat, parce que ce réseau, nous voulons que ce soit un GIE, donc nous voulons formaliser ce réseau cette année.

Et nous interpellons nos membres, nous voulons qu'ils comprennent, qu'ils comprennent vraiment le bien fondé.

Parce que ce septennat étant le septennat des femmes et des jeunes, si nous sommes formalisés, nous allons avoir beaucoup d'avantages et nous pourrons vraiment tirer notre peintre du jeu dans tout ce qu'on a mis comme subvention pour les femmes et les jeunes."_

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