À la résidence du gouverneur du Littoral, le message de Paul Biya aux jeunes suivi avec attention
La veille de la 60ème édition de la Fête nationale de la jeunesse du Cameroun, le salon principal de la résidence du gouverneur de la région du Littoral s’est transformé en salle d’écoute. Ce mardi 10 février, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua avait convié autour de lui son état-major régional, le maire de la ville de Douala, ainsi que de nombreux jeunes regroupés en associations, pour suivre ensemble le message que le président Paul Biya adressait à la jeunesse camerounaise à la veille de cette célébration symbolique.
L’atmosphère était attentive, presque solennelle. Sur l’écran, le chef de l’État s’est adressé directement aux jeunes, dans un style qui n’a pas manqué de susciter des réactions dans la salle. Pour le gouverneur Ivaha Diboua, la forme même du discours portait un message : « De manière pédagogique, il a démontré qu’il pouvait lire sur son pupitre et qu’il pouvait également lire à distance. C’est un message fort pour nous dire à tous que le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, est bel et bien là. Et il gouverne véritablement la République du Cameroun. » Sur le fond, le numéro un du Littoral note une constance dans les engagements présidentiels : « Le chef de l’État n’a pas changé de discours. Il tient à faire ce qu’il a promis à la jeunesse », commente-t-il.
Un septennat tourné vers la jeunesse, entre promesses et exigences
Pour Jacques Terrestra Nang, délégué régional du ministère camerounais de la jeunesse et de l’éducation civique du Littoral, le discours marque un tournant dans le rapport du président à la jeunesse : « Ce n’est plus le temps des paraboles. Il est direct, il est franc et il est resté cohérent depuis le discours à la nation du 31 décembre 2025. » Il salue notamment l’évocation du fonds de 50 milliards de francs CFA annoncé en faveur des jeunes : « Il a dit qu’il n’a pas oublié, il a promis, il va le faire, le temps que le comité interministériel soit mis sur pied. »
Le délégué régional a également relevé le réalisme du chef de l’État sur l’emploi : « La fonction publique ne peut plus employer tout le monde. C’est pour cela que le chef de l’État va s’investir beaucoup plus dans l’auto-emploi. » Sans oublier l’appel à la discipline lancé aux jeunes eux-mêmes, le président ayant évoqué la nécessité d’extraire « les mauvais grains » et de lutter contre la violence et la dépravation des mœurs dans les établissements scolaires.
« Jeunesse, soyez patient. Dans quelque temps, vous aurez de la place et beaucoup de place », a conclu Jacques Terrestra Nang, confiant dans les perspectives annoncées.






