Amb. Dr Moluh Seïdou : « L’être humain ne doit pas mettre dans sa tête qu’il doit mourir »

INTERVIEW. Basée au quartier Bonadibong, dans l’arrondissement de Douala 1er, l’Association pour la nouvelle vision des plantes médicinales et la défense des droits humanitaires (Anvipmedhu) entend sortir la médecine africaine de son image archaïque. Son président-fondateur, l’Ambassadeur Docteur Moluh Seïdou, fort de 67 produits certifiés à l’échelle internationale et d’intrants collectés du Cameroun à l’Égypte en passant par l’Inde, vient d’obtenir un terrain de l’État à Ngoma pour y construire un hôpital et un centre de formation à la médecine africaine et asiatique. Portrait d’un bâtisseur qui dit « combattre la mort ».​​​​​​​​​​​​​​​​

Qui êtes-vous?

Je commence par vous souhaiter la bienvenue dans le bureau d’Anvipmedhu.  Anvipmedhu, c'est l'Association pour la nouvelle vision des plantes médicinales et la défense des droits humanitaires.

C'est un une structure qui est certifiée au niveau international, au niveau africain, avec 67 produits. Nous sommes en train de développer ça pour rendre la médecine africaine, que ce ne soit plus archaïque. La médecine conventionnelle disait que le dosage c'était cela. Non, on n'aura plus ça. Je veux aussi remercier le chef de l'État, Paul Biya, qui a valorisé la médecine africaine en 2024. La médecine africaine a démontré sa capacité en 2020, lors de la COVID.

J'avais déjà déclaré lorsque j'ai eu le premier diplôme d'honneur à Bafoussam en 2011. J'avais dit retour à la nature en 2019 ou en 2020. En 2020, il y a eu un retour à la nature qui était la COVID-19, qui a valorisé la médecine africaine.

Quelle est votre formation ?

Je suis un docteur en pharmacopée. J'ai le doctorat en pharmacopée de l'Université de Bangalore en Inde.

Je suis aussi un docteur en parapsychologie. Master en parapsychologie de l'Université de New Delhi en Inde. 

La parapsychologie, c'est quoi ?

Je vais vous l'expliquer. Par exemple, quelqu'un peut être malade psychologique. Peut-être que tu as eu un coup, un problème. Peut-être que ton argent est fini.

Tu es déjà perdu. Tu ne peux plus te retrouver. Peut-être que tu es encore jeune. Peut-être que tu vis. On peut te remonter pour te faire comprendre que l'argent t'a trouvé et c'est parti. Ça peut encore revenir si tu te décides.

Docteur, qu'est-ce qui fait votre force et qui vous différencie des autres pratiquants du domaine de la médecine traditionnelle au Cameroun ?

Ma force, C'est la volonté, la décision et la persévérance. Parce que quand tu as la connaissance, il faut d'abord te valoriser.

Te valoriser, c'est quoi ? Par exemple, le Cameroun est un pays que Dieu a béni. Nous avons tout. Quand tu attends la subvention, parce que nous, on ne remercie pas Dieu.

On ne comprend pas ce que Dieu nous a donné. Tout ce que j'ai là comme produit, Je n'attends pas l'administration qu’On va me subventionner. Les organisations internationales vont me subventionner. C'est ça qui donne ma force.

Parce que je compte sur moi. Je compte sur Dieu parce qu'il a béni notre pays. Notre pays a tout.

Est-ce que le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation vous accompagne, docteur, dans ce travail que vous abattez ?

Non, je viens de vous parler tout à l'heure. S'il veut, il peut nous accompagner. Mais il faut que toi-même, tu puisses te valoriser. Ne les attends pas. Nous avons la forêt, nous avons beaucoup de choses.  L'administration, ils ont leurs problèmes aussi. Il y a beaucoup de routes qui ne sont pas goudronnées. Il y a beaucoup de choses qui nous manquent. S'il veut, il peut te motiver. S'il y a beaucoup de choses, il ne faut pas que ça te dérange que l'administration ait fait ceci, alors qu'il vous a laissé libre. Ce que je veux au niveau de l'administration, et ce que je dis, et je veux toujours continuer à dire, c'est la protection, c'est la protection de l'État sur moi, sur mes actions que je veux. 

D’où vos proviennent vos intrants afin de fabriquer vos médicaments ?

Oui. Le problème des produits, le produit, ça dépend de la terre. Il y a certains produits qui sont en l'Ouest, tu ne peux pas les trouver dans le Littoral. Il y a d'autres qui sont dans le Sud, tu ne peux pas les trouver ici. Au Nord, à l'Est, comme le Tchad, tous mes produits, il y a d'autres qui viennent de l'Égypte, il y a d'autres qui viennent de l'Inde, il y a d'autres qui viennent du Littoral, il y a d'autres qui viennent du Nord, de l'Ouest et du Nord-ouest. Bon, donc, c'est comme ça, le produit, tous les produits, tu ne peux pas les avoir seulement ici au Cameroun. 

Est-ce que vous pouvez nous en parler sur votre projet futuriste du côté de Ngoma ?

Oui, j'avais déjà écrit au ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières, pour le terrain. Bon, il y a cela, quelques jours, le ministre a signé le 16 mars 2026, a envoyé l'autorisation au préfet du Wouri. Le terrain est déjà là, on a fait la descente, on an mis le bornes pour le terrain, pour l'hôpital à venir, Dieu merci, l'administration a déjà donné. Voilà ce que je veux avec l'administration. Le terrain que l'État m'a donné, je vais faire quoi ? Il aura l'hôpital, il aura un centre de formation de la médecine africaine et asiatique.

Vous voyez que, quand j'ai créé l’Association pour la nouvelle vision des plantes médicinales et la défense des droits humains, cette nouvelle vision-là, c'est ce que vous voyez que c'est entré, c'est dans la voie pour la formation des jeunes, pour la vision à l'avenir. Bon, pourquoi ? Parce que l'être humain ne doit pas mourir. Parce que nous, quand on parle de la mort, je refuse et j'accepte. Je refuse pourquoi ? L'être humain ne doit pas mettre dans sa tête qu'il doit mourir. Dieu t'a créé pour combattre la mort.

Combattre la mort, c'est pourquoi ? C'est les choses humanitaires. C'est pour nous, c'est pour qu'on construise les hôpitaux, les écoles, etc. Quand tu meurs, tu n'es pas mort, parce que tes actions, elles, ça vit. C'est pourquoi quand j'ai remporté un prix en Afrique du Sud, j'ai dit, on m'a posé la question que, Docteur Moluh, vous avez créé l'Association pour la Nouvelle Vision des Plantes Médicinales en Défense des Droits Humains pour que l'objectif, je leur ai dit que c'est pour combattre la mort.

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