Cameroun : les CTD du Littoral et de l’Ouest à l’école de la vulgarisation de la lettre-circulaire du minfi sur l’exécution budgétaire 2026

C’est dans la salle polyvalente des Services régionaux du Littoral que le gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a présidé, ce mercredi 28 janvier 2026, l’atelier national de vulgarisation de la lettre-circulaire relative à l’exécution des budgets des collectivités territoriales décentralisées (CTD) pour le compte de l’exercice 2026. Une rencontre qui a rassemblé les CTD des régions du Littoral et de l’Ouest.

©️NH/DR.

Aux côtés du gouverneur, les présidents des Conseils régionaux des deux régions concernées, les maires des villes de Bafoussam, de Nkongsamba et d’Édéa, le premier adjoint au maire de la ville de Douala, ainsi que le préfet du Wouri, Sylyac-Marie Mvogo. Une mobilisation qui traduit l’importance de cette rencontre annuelle dans le processus de décentralisation camerounais.

Dans son discours d’ouverture, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a rappelé l’engagement du président de la République, Paul Biya, pour la promotion de l’emploi des jeunes, notamment à travers un plan spécial reposant sur la réalisation des travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO). Il a invité les acteurs à traduire de manière concrète cette directive du chef de l’État dans leurs budgets respectifs.

Appropriation des innovations

Sophie Boumsong, chef de division à la Direction générale du budget et chef de mission de cet atelier, a précisé les enjeux : « L’objectif, c’est assurer la vulgarisation de cette lettre-circulaire. Depuis plusieurs années, nous sommes dans le renforcement de la décentralisation. Et qui dit renforcement dit innovation chaque année. Pour que ces innovations soient efficaces, il faut qu’elles soient connues et que les uns et les autres se les approprient », dit-elle.

L’atelier s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement technique du ministère camerounais des Finances, en collaboration avec les autres administrations financières. Au menu : les procédures d’exécution budgétaire, mais aussi l’appropriation de la nouvelle loi sur la fiscalité locale adoptée en décembre 2024. « Cette loi a été mise en œuvre pendant un an avec ses défis, ses succès et ses limites », souligne Sophie Boumsong.

Les chiffres présentés témoignent de l’effort de l’État : 15,4 milliards de francs CFA sont prévus pour les CTD du Littoral en 2026, contre 16 milliards pour celles de l’Ouest. La Direction générale des impôts fixe à 117,8 milliards de francs CFA les prévisions de recettes au profit de l’ensemble des CTD.

Des défis à relever

Toutefois, des manquements persistent. Le minepat indique un taux de réalisation des ressources transférées BIP de 58,79% pour le Littoral en 2025. Le gouverneur n’a pas manqué de pointer du doigt le « faible taux d’exécution du budget d’investissement, l’appropriation insuffisante des procédures de contractualisation et le recours persistant à la pratique de sauvegarde des crédits. »

Des exposés techniques ont été présentés par la DGB, la DGI, la DGTCFM et le Minepat. La phase des échanges, particulièrement animée, a permis aux élus locaux de poser leurs problèmes. Les réponses leur ont été apportées à la lumière de la lettre-circulaire n°0001879/LC/Minfi du 31 décembre 2025.

« Vous devez mobiliser vos énergies pour optimiser le recouvrement de vos recettes propres, accélérer la mise en œuvre de projets retenus dans vos budgets respectifs », a exhorté le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, avant de mettre un terme aux travaux ouverts de cet atelier national qui était placée sous le signe de l’efficacité et de la transparence dans la gestion publique locale.

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