Café - media du REMAPSEN en partenariat avec RADA : l'enjeu de l'étiquetage nutritionnel et de la prévention des maladies non transmissibles (MNT) au cœur des débats.

La Sensibilisation des populations pour l’adoption des politiques alimentaires saines tel est le centre névralgie de ces assises organisées par RADA le REMAPSEN Cameroun pour impulser un changement de paradigme. La salle de conférence de la CBC sis à Yaoundé accueillait les échanges ce 24 janvier 2026.

Cette session du Café des médias est un renforcement des capacités des participants sur l'Adoption de politiques alimentaires saines : un outil de santé publique pour prévenir les maladies non transmissibles au Cameroun. Rassemblant les professionnels des médias il était question de présenter l'essence de cette lutte déclarée à l'alimentation malsaine et à la surconsommation des produits ultra transformés et leurs conséquences sur la santé ; et donner à ces derniers des outils nécessaires pour porter le message auprès des populations locales et des autorités administratives.

Ce n'est un secret pour personne les produits alimentaires emballés malsains sont la première cause associée au développement de maladies chroniques non transmissibles telles que le cancer, le diabète et l'hypertension. Elles sont actuellement responsables de plus de 43 % de tous les décès qui surviennent chaque année dans le pays notamment dans les zones urbaines. Avec des taux de prévalence encore plus élevés, en raison d'une alimentation manufacturée et additive les MNT sont devenues le premier facteur de risque, détrônant le tabac en 2016, selon les rapports de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans la même mouvance, Une revue systématique réalisée par Nansseu JR (2019) a indiqué que 26 % des adultes sont en surpoids, tandis que 15,1 % entrent dans la catégorie de l'obésité. Concernant les enfants de moins de cinq ans, la prévalence du surpoids a presque doublé, passant de 5 % en 1991 à 11 % en 2018. Dans les zones urbaines, 12,5 % des enfants âgés de 3 à 13 ans sont considérés comme en surpoids, les filles (13,2 %) étant plus touchées que les garçons (11,8 %).

Avec le développement du secteur industriel attisé par la conquête des marchés il apparaît chaque jour sur les marchés des nouvelles variantes de produits dédié à la consommation, les uns toujours plus transformés et malsain que les autres Bien qu'étant conscient des risques que présentent ces produits les autorités administratives sont très souvent influencées par les entreprises en charge de la production et la distribution.

En matière de malnutrition, le Cameroun est confronté à la fois à la sous-alimentation et au problème croissant du surpoids et de l'obésité, qui est devenu une priorité de plus en plus importante pour la santé publique. Avec un manque criant d'investissements dans les services de santé intégrés face au fardeau croissant des maladies non transmissibles graves, en particulier celles qui touchent les femmes et les populations mal desservies la situation risque de s'imposer.

Pour Prince MPONDO coordinateur national du REMAPSEN - Cameroun "les acteurs médiatiques sont aussi des consommateurs. En tant que consommateur, il est question qu'ils s'approprient aussi des bonnes pratiques en matière de consommation et également qu'ils s'imprègnent de cette problématique qui est vraiment d'actualité. Il était donc question qu'on puisse s'imprégner vraiment de cette problématique et surtout des mesures préconisées par l'Organisation mondiale de la santé pour réduire la prévalence des maladies non transmissibles.

Et la manière d'utiliser ces produits-là. Nous, acteurs médiatiques, devons sensibiliser et accompagner cette initiative de RADA, interpeller les autres parties prenantes, à savoir l'État, qui doit adopter des réglementations strictes qui permettent de préserver la santé des populations et qui permettent de lutter efficacement contre les maladies non transmissibles. Également, le secteur privé qui produit ces aliments à jouer son rôle. Par exemple, la reformulation de leurs produits et, la sensibilisation des consommateurs. Les médias sont là pour appeler à tous ces acteurs leur rôle et pousser à l'action pour que le Cameroun adopte des réglementations qui protègent vraiment la santé des consommateurs et qui luttent efficacement contre les maladies non transmissibles".

La lutte continue !

Au vu des différents statistiques mettant en exergue la gravité de la situation l'association pour la réconciliation et le développement (RADA) a entrepris depuis 2021, des plaidoyers sur l'étiquetage nutritionnel et le marquage au-devant des produits L'enjeu est aussi législatif. Les experts demandent une taxation plus forte et un étiquetage nutritionnel frontal pour aider le consommateur à comparer les produits. Mais au final, la décision se joue dans le creux de la main des consommateurs, lors du choix du repas. En outre une plateforme de collecte et de traitement des données de dénonciation est effective. 

Des moyens nécessaires non seulement pour mettre la pression sur le gouvernement afin de renforcer ses politiques pour protéger la population. Pour susciter un éveil auprès la population merveille NGEBOU responsable communication de RADA fait savoir que l'association pour la réconciliation et le développement a procédé à la formation des éducateurs déployés sur l'ensemble du territoire pour une campagne de proximité en faveur d'une réduction de la consommation des produits manufacturés malsains et impulser un changement de mentalité pour une alimentation plus saine et équilibrée voir un retour à une alimentation plus naturel. 

Pour les journalistes du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l'environnement élargi aux genres et aux droits humains Cameroun le cap est donné comme le relève Prince MPONDO coordinateur national "Oui, nous devons retenir que l'alimentation saine est la clé de voûte contre les maladies non transmissibles. Les Camerounais doivent manger de manière saine, avoir de bonnes habitudes alimentaires, Et face à ce constat, les médias ont un rôle majeur à jouer, parce qu'il faut non seulement interpeller les décideurs sur la nécessité d'adopter de bonnes politiques.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette situation, et il est donc question que nous puissions également les sensibiliser pour leur donner la bonne information afin qu'ils puissent adopter des comportements responsables. Après ce renforcement nos capacités sur cette question, Il y aura une campagne médiatique qui sera menée dans les prochains jours, question de sensibiliser, question d'interpeller les autres parties prenantes à jouer pleinement leur rôle."_

Parce que les journalistes ont pour mission d'éducateur et d'informer il est crucial d'amplifier les efforts de prévention des autres parties prenantes ; tirer la sonnette d'alarme en rappelant que « si nous ne faisons pas de notre alimentation notre remède, nous finirons par faire de nos remèdes notre alimentation ». Mieux vaut prévenir que guérir.

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