Nigeria : 38 morts dans une explosion minière
Le Dr Dele Alake, Ministre du Développement des Minerais Solides du Nigeria, a ordonné la fermeture immédiate de la mine artisanale de Kampani Zurak dans l’État du Plateau et lancé une investigation complète après une explosion meurtrière qui a coûté la vie à 38 mineurs et blessé 27 autres, le drame survenu le 18 février 2026 dans cette mine au centre du pays. Le ministre souhaite établir les causes exactes de l’accident et déterminer les responsabilités dans un site où la sécurité est quasi inexistante, exposant quotidiennement les travailleurs à des risques mortels.
Une tragédie humaine
L’explosion s’est produite au moment où des dizaines de mineurs descendaient dans les galeries étroites et fragiles de Kampani Zurak pour extraire des minerais. Sans casque, sans détecteur de gaz ni équipement de sécurité, ils ont été pris au piège par le souffle de l’explosion et l’effondrement partiel des galeries. Certains ont été ensevelis sous des tonnes de roches et de terre. Les cris des survivants, piégés dans la pénombre, résonnent encore dans la mémoire des habitants.
Les secouristes, arrivés rapidement sur les lieux, ont dû lutter contre la fragilité des galeries pour sortir les victimes. Parmi elles, 27 blessés ont été transportés d’urgence vers les hôpitaux de la région, plusieurs dans un état critique. Chaque seconde était une course contre la mort, et malgré les efforts, 38 vies ont été fauchées, laissant derrière elles des familles brisées et des villages plongés dans le deuil.
Des vies sacrifiées par la pauvreté
Cette tragédie met en lumière une réalité brutale : dans cette région du Nigeria, comme dans beaucoup d’autres zones minières en Afrique, la pauvreté pousse des hommes et des jeunes à risquer leur vie chaque jour. Pour certains, descendre dans ces puits est la seule façon de nourrir leurs familles. Les galeries étroites, souvent mal ventilées, sont imprégnées de poussière et de gaz toxiques, et les effondrements sont fréquents.
Dans les villages environnants, la mine est à la fois un espoir et une menace. Chaque famille sait qu’un de ses membres peut ne jamais revenir. La mine, qui devrait être un moyen de survie, se transforme en tombeau, et les rires d’hier deviennent des pleurs aujourd’hui.
Une enquête pour prévenir de nouvelles tragédies
Le Dr Dele Alake a insisté sur l’urgence de comprendre comment un tel drame a pu se produire. L’enquête portera sur les normes de sécurité, l’encadrement des travailleurs et l’exploitation informelle des galeries. La fermeture immédiate du site vise à permettre aux experts de procéder sans risques supplémentaires et à éviter que d’autres vies ne soient sacrifiées dans ces puits artisanaux.
Un problème structurel et récurrent
Les accidents miniers artisanaux sont fréquents dans toute l’Afrique, révélant des lacunes graves dans la régulation et la supervision. Les 38 victimes de Kampani Zurak s’ajoutent à une longue liste de travailleurs sacrifiés dans des conditions similaires. Ces catastrophes soulignent l’urgence de protéger les populations vulnérables face à des pratiques dangereuses, où la survie quotidienne prime sur la sécurité.
Entre deuil et responsabilité
Dans les villages voisins, les familles pleurent leurs pères, frères et fils. Les femmes racontent la peur d’envoyer leurs enfants travailler sous terre, tandis que les habitants se demandent combien de vies encore devront être perdues avant que des mesures concrètes soient mises en place.
Le ministre a promis un suivi strict de l’enquête et la mise en œuvre de mesures pour renforcer la sécurité dans toutes les mines artisanales. Mais pour les familles endeuillées, ces promesses ne remplacent pas les sourires et les voix disparus à jamais. Ce drame est un rappel brutal que chaque vie compte, et que la pauvreté ne doit jamais condamner des hommes et des jeunes à la mort dans l’indifférence générale.
Écrit par André Étoundi TSALA






