Mérite : Dr Kenne Lambo primée par 2Acom pour son excellence en médecine traditionnelle africaine

Une cérémonie de valorisation s’est tenue hier lundi à la la clinique au quartier Kotto dans l’arrondissement Douala 5ème au Cameroun, où Dr Kenne Lambo a reçu, lundi 05 janvier 2026, le Grand prix de l’excellence africaine en médecine traditionnelle décerné par l’Association africaine des acteurs de la communication (2ACom). Entourée de sa famille et de ses proches, la voyante et traitante a obtenu ce prix avec un score écrasant de 54 voix sur 55 votants.

Kenne Lambo Tosganie Bibiane, de son nom complet, n’en est pas à sa première distinction. Elle est déjà triple médaillée (argent, vermeil et or) du travail, décernée au nom du président de la République du Cameroun par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale.

L’émotion était palpable. Visiblement émue, la lauréate a livré un discours profondément personnel. « Je suis vraiment très émue. Je vais d’abord commencer par dire merci à tous ces grands hommes qui sont arrivés ici, parce que là, quand on fait du bon travail, on n’attend rien en retour. Mais c’est ton travail qui te démarque », a-t-elle déclaré.

Elle a tenu à rendre hommage à ses parents : « Je dédie tout ceci à mon père et à ma mère. Et je dis vraiment merci à ma maman, malgré qu’elle ne soit plus de ce monde aujourd’hui. Elle a beaucoup aidé à ce que je sois vivante aujourd’hui. »

Dr Kenne Lambo a expliqué la nature de son don : « Parce que je suis d’abord médium, avant d’être traitante. Oui, c’est quelque chose que je suis née avec. Mes parents m’ont supportée comme ça. Ma maman a beaucoup souffert sous moi en ce qui concerne cela. »

Un combat personnel victorieux

La praticienne a révélé avoir elle-même vaincu un cancer du sein sans traitement conventionnel. « J’ai été aussi victime, ici dans ma propre maison, d’un poison qui se transformait en cancer du sein. Je ne suis pas allée à l’hôpital. Je suis restée là avec mes parents. J’ai dit à Dieu, les mêmes mains que tu m’as données, de m’en servir pour soigner les uns et les autres », a-t-elle confié. Aujourd’hui, elle se présente comme « la spécialiste en cancer, en métastase et tout ce qui va avec ».

À quelques semaines de son cinquantième anniversaire le 1er mars, la praticienne de la lumière et de l’eau considère cette distinction comme « mon premier cadeau pour mon cinquantenaire ».

Une reconnaissance méritée*

Hervé Narcisse Yemdji, président exécutif de 2Acom, a justifié ce choix : « Trouver une femme qui fait de la médecine africaine et qui fait bien, je veux dire, c’est encore très rare dans notre pays aujourd’hui. Il y en a nombreux qui sont dans ce domaine, mais les connaisseurs, ceux-là qui ont vraiment eu l’onction des ancêtres sont très rares. »

Il a souligné son désintéressement : « Elle n’est pas dans ce métier pour chercher l’argent, parce que parfois elle met même ses moyens personnels pour soigner des malades, car l’objectif clair et net qui est dans sa tête, c’est d’abord de redonner la santé aux populations. »

 Dr Kenne Lambo a conclu en réaffirmant sa mission : « Je suis là pour servir et non être servie. Je préfère aller avec ceux qui vont à pied. Parce que je sais ce qu’ils méritent. Je suis fière d’être celle que je suis. »

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