Présidentielle 2025 au Cameroun : l’appel des Forces du changement pour une transition pacifique au soir du 12 octobre 2025
À Douala, ce mercredi 27 août 2025, le siège du Manidem a vibré au rythme d’une conférence de presse organisée par le Collectif pour le changement dans le Nord (Lpcc), le Groupe de Douala et Soif d’Avenir.

À quelques semaines de l’élection présidentielle, ces mouvements citoyens ont uni leurs voix pour appeler à une mobilisation massive du peuple camerounais, dans un contexte préélectoral tendu, marqué par 43 ans de règne du RDPC.
Sous la houlette de figures comme Anicet Ékanè, Djeukam Tchaméni, Cyrille Sam Mbaka du Groupe de Douala et de Vincent Nkong-Njock, représentant Soif d’Avenir, cette rencontre a mis en lumière un objectif clair : promouvoir une candidature consensuelle pour une transition pacifique et une refondation du Cameroun.
« Les principaux acteurs du changement, ce n'est pas les hommes politiques. Ce sont les Camerounais. On s'adresse à eux », a martelé Anicet Ékanè. Avec un ton empreint de détermination, il a insisté sur l’urgence d’une victoire dès le soir du 12 octobre. « Si vous prenez le temps d'être candidat à l’élection présidentielle, si c'est pour s'amuser, on n'a même pas le temps pour vous. Nous, on est venus dans ce combat pour gagner », a-t-il déclaré, galvanisant les esprits.
L’idée d’un candidat unique, portée par une coalition large et inclusive, est au cœur de cette initiative. Djeukam Tchaméni a souligné l’importance d’une alliance couvrant toutes les régions du pays, de l’Extrême-Nord à l’Ouest, en passant par le Littoral et l’Adamaoua. « Si nous gagnons ces régions et faisons un bon score dans ces régions-là, la victoire est à nous », a-t-il affirmé, tout en précisant que même les candidats non retenus joueront un rôle clé dans cette dynamique populaire.
Le Programme patriotique minimum (PROPAMIN) du Cameroun, dévoilé lors de la conférence de presse, dessine les contours de cette ambition. Il propose une transition de trois ans, menée par un président de Transition au mandat unique, chargé de poser les bases d’un Cameroun nouveau.
Ce projet inclut un gouvernement d’union nationale composé de technocrates, une Assemblée nationale de transition représentant les forces vives, et une Cour constitutionnelle indépendante pour garantir la légalité des actes. Autres axes, c’est de redonner la parole et le pouvoir au peuple et mettre en œuvre les grandes réformes de la refondation.
Djeukam Tchaméni a rappelé que cette démarche s’inspire des luttes historiques pour la démocratie, comme celle de 1992, mais avec une approche modernisée. Le Groupe de Douala, composé de leaders d’opinion expérimentés, se veut transpartisan et respectueux des différences, tout en appelant à une « union sacrée » pour mettre fin à des décennies de statu quo.
Dans un Cameroun où la jeunesse et la diaspora aspirent à un renouveau, cette conférence envoie un message d’espoir et de mobilisation. Le Groupe de Douala porte la voix du peuple comme l’a insisté Sam Mbaka, lisant l’appel des Forces du changement. À l’approche du scrutin, ce cri de ralliement pourrait bien redessiner l’avenir politique du pays.