Scanning portuaire : vers une réorganisation du partenariat entre la SGS et le PAD
Le Port Autonome de Douala envisage une nouvelle approche de gestion du service de scanning, après plusieurs années d’un modèle dominé par la Société Générale de Surveillance.
L’activité de scanning au port de Douala-Bonabéri, assurée depuis plusieurs années par la Société Générale de Surveillance (SGS), fait aujourd’hui l’objet d’une réflexion stratégique. Le Port Autonome de Douala (PAD) étudie les conditions d’une reprise ou d’une réorganisation de ce service essentiel, au regard des résultats financiers observés sur la période 2016–2024.
Les données disponibles montrent un volume d’activité de 164,42 milliards FCFA, dont 26,05 milliards reversés à l’État sous forme de royalties, soit 15,8% du total des recettes. La plus grande part, environ 138,37 milliards FCFA, revient au prestataire privé pour les charges et la rémunération de son service. Un écart qui interroge sur la pertinence économique et budgétaire d’un modèle de partenariat public-privé dans un secteur jugé stratégique.
Pour le PAD, l’enjeu est de trouver un équilibre entre performance logistique, sécurité des opérations douanières et rentabilité nationale. Plusieurs options sont à l’étude : une plus grande implication de l’autorité portuaire dans la gouvernance de la prestation, un transfert progressif de compétences, ou encore une internalisation partielle du service.
Les observateurs soulignent que quel que soit le scénario retenu, la réussite dépendra de la capacité de l’État à assurer la continuité technique et la fiabilité des contrôles, tout en sécurisant les recettes issues d’un secteur vital pour les finances publiques et le commerce extérieur.






