Douala 3ème au Cameroun : l’exécutif communal brille par son dynamisme à mi-parcours 2025
Par une belle matinée dans le nouveau bâtiment de l’hôtel de ville de Douala 3ème, le maire Valentin Époupa Bossambo, président du conseil municipal, a livré un discours vibrant lors de la session d’évaluation budgétaire à mi-parcours 2025 et du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). C’était mercredi, 27 août 2025.

Face aux conseillers municipaux et en présence de Sylyac Marie Mvogo, préfet du Wouri, l’édile du troisième arrondissement de la ville de Douala, a dressé un tableau lucide, mêlant fierté des avancées et reconnaissance des obstacles. Dans un contexte de profondes réformes fiscales, l’arrondissement avance avec pragmatisme, porté par une vision ancrée dans les besoins des citoyens.
L’année 2025 marque un tournant pour les collectivités territoriales camerounaises, et Douala 3ème ne fait pas exception. La nouvelle loi sur la fiscalité locale a bouleversé les pratiques avec l’introduction de l’Impôt Général Synthétique (IGS), remplaçant l’impôt libératoire et le droit d’occupation de la voie publique.
Cette réforme, couplée à une digitalisation intégrale des procédures de recouvrement, a exigé une adaptation colossale des services municipaux. « Un travail titanesque », comme l’a souligné le maire, mais qui porte ses fruits : en seulement trois mois, l’IGS a généré 623 millions de FCFA, soit 90 % des recettes des anciennes taxes sur l’ensemble de 2024. Si la dynamique se maintient, l’objectif d’un milliard de FCFA pourrait être dépassé, un exploit pour une commune en pleine transition.
Pourtant, tout n’est pas que rose. Valentin Époupa Bossambo a déploré les retards dans le versement de la Dotation Générale de Fonctionnement et des Centimes Additionnels Communaux continuent de freiner la machine.
Des projets au service des citoyens
Malgré ces contraintes, Douala 3ème ne lésine pas sur ses priorités sociales. Le recrutement de huit enseignants bénévoles pour pallier le vieillissement du corps professoral dans les écoles primaires témoigne d’un engagement fort pour l’éducation. Plus ambitieux encore, le projet d’une école communale inclusive à Bilongue, pensée pour les enfants malentendants, marque une avancée pionnière pour l’arrondissement. « C’est une première dont nous serons fiers », a lancé le maire, applaudi par l’assemblée.
Sur le terrain, les efforts se concrétisent également. Quatre forages d’eau potable sont en chantier à Sopom, Brazzaville, Nyalla Mosquée et Lombe, tandis que l’éclairage public solaire gagne du terrain dans les zones stratégiques. La réhabilitation des écoles et des centres de santé se poursuit, preuve que la mairie garde le cap sur l’amélioration des conditions de vie.
L’écoute citoyenne, boussole des priorités
La quatrième Consultation Citoyenne, enrichie par la voix des 19 comités de village récemment créés, a révélé une évolution des attentes. Longtemps focalisées sur l’assainissement des drains, les populations des zones aval plébiscitent désormais l’électrification et l’amélioration de la voirie. Ce virage, loin d’être anodin, reflète l’efficacité des travaux de curage et de bétonnage des collecteurs menés avec la Communauté Urbaine de Douala. « Ce dialogue avec les citoyens doit guider nos choix budgétaires », a insisté le maire, déterminé à faire de cette écoute un levier pour le développement local.
Un satisfecit prudent du préfet
Sylyac Marie Mvogo, préfet du Wouri, n’a pas tari d’éloges sur le travail d’équipe affiché par la mairie. « Malgré un cadre légal complexe et les défis du recouvrement, le niveau de réalisation est appréciable », a-t-il reconnu, saluant l’harmonie entre le maire, les conseillers et le personnel administratif. À l’approche de la fin du mandat, il a toutefois exhorté à redoubler d’efforts pour optimiser les résultats, promettant un soutien institutionnel sans faille. « Que Dieu bénisse vos efforts pour traduire la vision de développement territorial portée par le chef de l’État », a-t-il conclu, dans une note d’encouragement.
Une gestion pragmatique face aux vents contraires
Avec un recouvrement de plus de 1,4 milliard de FCFA au premier semestre 2025, Douala 3ème affiche une résilience remarquable. Entre réformes fiscales, projets structurants et dialogue citoyen, la commune trace sa route avec une détermination qui force le respect. Mais le chemin reste semé d’embûches, et le maire le sait : sans une meilleure fluidité des financements de l’État, l’élan risque de s’essouffler. En attendant, Valentin Époupa Bossambo et son équipe continuent de bâtir, pas à pas, une commune à l’écoute de ses habitants, fidèle à l’idéal d’un développement ancré dans le réel.